Le Point révèle des scenarii de guerres futures, inventés par les auteurs de science-fiction mobilisés par notre Défense nationale. Bruno Latour veut doter l'écologie d'une philosophie, Libération, l'Obs. Des chasseurs sans fusil ni mort regardent le renard et sont aimables dans le Dauphiné libéré.

On parle d'un homme brave...  

Qui se prénomme Guillaume et qui la semaine dernière le soir du 29 décembre à Dunkerque Quai au Bois, a retiré ses godasses parce qu'elles sont lourdes et puis son manteau et s'est jeté dans le canal où une femme se noyait, il raconte cela à Nord Littoral et au Phare dunkerquois, qui le photographient en larmes sur les lieux de son courage, ce n'est pas tous les jours que l'on sauve une vie; Guillaume a demandé à la jeune femme, elle s'appelle Mélanie de ne pas se débattre, il raconte au présent. « Je dis à la fille : Une fois que toi t’es sauvée, je m’en fous de crever. Et quand j’arrive sur le bord, je suis sûr que je vais mourir. »   

Mais finalement on les remonte tous les deux, et Guillaume repêché va apprendre que Mélanie est enceinte et qu'il a donc sauvé deux vies... Si l'on ajoute que Guillaume est SDF, qu'avant de sauver Mélanie, il était allé en ville s'acheter de la bière et qu'il se promenait en s'alcoolisant à petites gorgées, nous avons là une histoire pittoresque, sauf qu'elle ne s'arrête pas ici.  Car Guillaume, ayant sauvé Mélanie, a poursuivi son chemin, vers le foyer pour sans-abris où il se rendait,  mais il avait perdu du temps et il est arrivé trempé passé les délais, alors on l'a refusé, alors, il s'est fâché.    

"Il est arrivé à plus de 20 h, a priori alcoolisé, et puis il y a eu des insultes, mais de totre manière sa place était redistribuée" nous dit une responsable de l'hébergement d'urgence nommée Madame Capron... Depuis Guillaume a dort dans la rue, car blessé, il n'est pas revenu vers les autorités;, qui elles-mêmes ne le recherchent pas , "ce n'est pas dans ce sens que ça fonctionne", dit aussi Madame Capron:, Guillaume "doit faire savoir au Centre d'accueil et d'orientation de Dunkerque qu'il est toujours à la rue et qu'il a besoin d'un accueil." En même temps, c'est dans le journal.  

Dans Ouest-France je vois deux autres courageux, Rémy Pithois et Charles-Alexandre Buan, qui eux aussi, avant-hier, à Betton au Nord de Rennes ont sauté dans un canal glacé pour sauver une dame dont le fourgon était tombé à l'eau, ils l'ont sortie en cassant une vitre du véhicule avec une bouteille de bière, c'est décidément la boisson des héros, puis sont rentrés se remettre sous la couette, tous les héros ne sont pas SDF...   

Et nous lisons ces histoires de braves quand l'Equipe offre sa Une à Novak Djokovic qui n'est pas un héros mais qui s'est cru au-dessus des obligations vaccinales et que l'Australie a rappelé au règlement... Et quand le Président Macron accapare les Unes avec son envie d'emmerder les non-vaccinés, on en fait un jeu de mot signifiant dans Libération  le Président est populiste à tout VAX, dit autrement dans le Figaro, "le macronisme est le trumpisme des élites"...  

On parle aussi de guerres...   

Qui nous attendent dans le Point, et qui pour le moment ne sont que de la littérature mais attention aux prétentions prophétiques, un livre dévoile les scenarii de guerre concoctés par des écrivains de science-fiction que notre Défense nationale a missionné pour titiller son imagination.    

En 2060 un capitaine de frégate français est plongé via un implant cérébral dans une réalité alternative, il attaque des bateaux amis et des pirates islamistes en profitent pour razzier notre flotte commerciale... En 2042, 150 millions de migrants climatiques et économiques rejetés par les pays riches ont constitué un empire bidonville flottant sur l'Atlantique, et cette P-Nation lance un raid contre nitre base spatiale de Kourou... Ainsi nos peurs de maintenant se conjuguent au futur.   

Usbek et Rica, journal en ligne consacré à l'avenir, imagine lui qu'en 2054, un magnat du numérique qui a colonisé l'antarctique pour ses data centers et la Lune pour  ses métaux rares, décide dans le testament qu'il livre par hologramme, que sa fortune servira à racheter puis à démanteler toutes les entreprises de la tech afin d'abolir l'ère numérique et de sauver enfin la planète...  

Dans Mediapart j'apprends que la Mer d'Aral, entre Kazakhstan et Ouzbekistan, qui par la faute des hommes devenait un désert vous à l'élevage des chameaux, a vu revenir les eaux grâce à un barrage, et l'on a retapé les bateaux échoués et l'on pêche à nouveau  -oui mais on surpêche, déjà, et l'on pompe l'eau à peine revenue pour les cultures de riz et de coton, ce sont des photos superbes et un conte déprimant sur l'homme incorrigible... Mais parfois il s'amende...   

Dans Nice-Matin, j'apprends que le pilote automobile Lewis Hamilton, résident monégasque inquiet pour la planète revend la Super Car Pagani Zonda 760 LH  qu'il n'aime plus car elle pollue, il en fait un bénéfice à la revente de 8 millions d'euros, incitation à la sagesse... 

Cela vaut-il  les paroles fortes du philosophe écologiste Bruno Latour, qui publie un livre, dont Libération nous entretient et qui parle dans l'Obs, Latour qui veut doter l'écologie d'une philosophie d'une doctrine d'une hégémonie culturelle plus indispensables encore qu'un programme, et qui veut abolir lui aussi l'ère de la modernité artificielle et de l'expansion infinie, il faut se penser sur terre quand l'aventure spatiale est devenue "l'extension du narcissisme de douze richissimes"...   

Et on parle enfin de chasseurs... 

Qu'on aime tant dans le Dauphiné libéré tant ils ont compris le sens de la vie, ils pratiquent en Ardèche une chasse sans arme et sans mort, il s suivent et admirent le travail de leurs chiens qui repèrent et pistent et encerclent le renard rusé qui dans le stress masque son odeur, et l'ayant coincé le regardent, et puis s'en vont... 

Ils sont une de mes lumières de lecture ce matin... Avec une vieille dame de 90 ans, italienne que vous allez rencontrer dans le Figaro,  le Point, Libération, Géo. Edith Bruck est écrivaine et poétesse, elle fut l'amie du grand Primo Lévi, son livre qui nous vient, "le Pain perdué, vient du cri de sa mère le jour de leur déportation, car en partant de chez elle elle perdait son pain, Bruck est revenue d'Auschwitz et des colères contre Dieu qui ne répond pas quand on lui parle et contre l'homme qui fait et détruit... 

Allons. J'apprends dans les DNA, férues d'histoire de la région, qu'en 1871, les patrons alsaciens protestèrent lors de l'annexion à l'Allemagne, parce que le droit du travail allemands état plus favorables aux salariés que les lois françaises. Le Reich, qui comprenait les patrons, attendit 1888 pour mettre l'alsace à ses normes sociales. Ce sont nos indulgences.

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