Après deux ans d'éclipse suite à un AVC, Alain Delon revient dans Paris-Match et dit son admiration d'enfant pour un acteur de gauche persécuté sous le maccarthysme! Quand Philippe Muray dans son journal intime annonçait Houellebecq, Libération.

On parle de John Garfield... 

Qui à Hollywood dans les années quarante jouait les durs les rebelles, il fut l'amant assassin complice de Lana Turner dans "le Facteur sonne toujours deux fois"... Et un petit français allant au cinéma le regardait épaté. "Si un jour je fais du cinéma je voudrais être John Garfield", se disait Alain Delon qui s'en souvient encore et le dit dans Paris-Match, "Garfield, c'est le premier et le seul qui m'ait fasciné comme ça", et il ajoute Delon "aujourd'hui les gens ne savent même plus qui c'est." Et cette évocation d'un acteur d'autrefois est peut-être le meilleur de la longue interview de Delon que publie Match, le verbatim d'un entretien filmé que la star de 85 ans accorde au producteur Cyril Viguier et à TV5 Monde, on n'avait plus entendu Delon depuis deux ans, quand un AVC  l'avait frappé la nuit du 10 au 11 juin 2019 -Mais finalement on le revoit, debout chemise claire le visage se ressemblant encore mais le cheveu si fin, et puis des mots bougons parfois ou grinçants et parfois déjà loin, quand il parle de ses femmes Romy Mireille Nathalie qui sont mortes et je sais, dit-il, qu'elles m'attendent là-haut, et joli quand il dit vouloir un dernier film, son dernier film qui restera pour toujours, ce serait avec une femme, il rêve de la réalisatrice Lisa Azuelos, le lira-t-elle? 

Delon s'imagine ceux qui après lui regarderont ses films, il parle des acteurs d'aujourd'hui et ce n'est pas généreux,, on lui dit Jean Dujardin, il répond pfff, on lui dit Omar Sy, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, il aime bien Vincent Cassel tout de même et il aimait bien son père, et donc il admira John Garfield, et on voudrait lui poser d'autre questions, à Delon, l'homme de droite... Car Garfield, fut un acteur engagé à gauche, qui soupçonné de communiste fut persécuté dans l’Amérique des années quarante, et épuisé mourut d'une crise cardiaque à 39 ans... Mais dont se souvient un homme si vieux qui fait le même métier, mais ne pense pas comme lui...

On parle aussi de retraités... 

Et c'est une étrange coïncidence... Car dans Match Delon se souvient aussi qu'il fut qu'il fut charcutier avec son beau-père, Paul et qu'il reçut le prix du jambon français... Et ce sont deux charcutiers que nous raconte l'Obs, dans un papier saisissant, sur  le surendettement... Un couple de charcutier donc  qui dans une ville de province avaient passé une existence à se lever à trois heures du matin pour faire cuire les pâtés en croute, et qui à la retraite avaient cru pouvoir en profiter, des vêtements de mode, un 4X4 et surtout ils gâtaient les enfants, les petits-enfants de gadgets connectés... Mais Marie et Jeannot finançaient leur train de vie dans un enchainement de crédits qui un jour les ont submergés, et le 24 décembre dernier, ils ont décidé de ne pas aller au réveillon de Noel familial où cette fois ils seraient venus les mains vides et se sont endormis pour toujours et près d'eux dans une pochette était une liste incomplète des créances qu'ils laissaient...  Cetelem 11000 Cetelem 6700 Mercedes 13000 Orange bank 6000 Orange bank 5000 Sofinco 10000 Financo 5500,  il en manquait encore... 

Le fils de Marie et Jeannot a donné à l'Obs l'accès aux comptes, aux lettres, aux mails de ses parents, et vous pouvez lire alors, comment on se perd par fierté et nos pauvres ruses... En 2020 les nouveaux crédits cessèrent de couvrir les anciens, les Cetelem et les Cofinoga les harcelaient, des huissiers les menaçaient, des courtiers les démarchaient avec des fautes d'orthographe... Début décembre, Marie et Jeannot avaient envoyé un mel  à la famille : « Envoyez-moi vos listes de Noël pour vos cadeaux.»  Mais sur son ordinateur faisait d'autres recherches,  «surendettement", « refus de crédit partout » ; « trouver 5000 euros en 24 h », « J’AI BESOIN DE 5000 EUROS MAINTENANT ». Et le 24 décembre à 8 heures 51 elle tapa ceci : « temesta dose mortelle ».  Après leur mort, nous lisons qu'en France multiplier les crédits sans être repéré jusqu’au premier incident de paiement, ceux qui ont laissé couler Marie et Jeannot, disent qu'ils ont respecté la loi, c'est exact.

Pendant ce temps le Figaro nous dit qu'une belle tradition renait , le voyage de noces, qui dans les pages "Et vous"  du journal forcément se déroule aux Maldives, à Zanzibar et autres paradis…

Mais la belle vie n'empêche pas la conscience et Society nous invite à admirer Alix Desmoineaux alias Alix DMX, influenceuse à la plastique parfaite refaite, star de la téléréalité où elle fut trompée et violente et aimés, mais de son monde de Rolex de sa villa à Marbella de ses deux millions de followers, elle fait quelque chose, en souvenir de la fillette si pauvre qu'elle fut, Alix DMX milite contre les violences policières et vient à Paris battre le pavé dans les manifestations...

A-t-elle cette influenceuse plus de conscience que les responsables de l'agence de lutte contre le dopage que la Cour des comptes épingle nous dit Libération, car s'ils n'attrapent pas tant les dopés, ils se paient très bien. Ouest-France lui nous raconte William Deligny un ancien skinhead néo nazi qui est devenu moine hindouiste adepte de la non-violence et distribue des repas végétarien à Rouen, les vies sont changeantes... 

Et on parle enfin de dystopie...

Cet exercice littéraire qui consisté à décrire le monde horrible qui vient. "Le roman est comme une pluie lente qui pénètre l'imaginaire", dit me romancier Alain Damasio au Un, qui sort ce matin un numéro spécial consacré à ces prophéties glaçantes de science-fiction, et qui nous dit aussi toute la saveur et l'histoire du Procès de Franz Kafka... 

Le philosophe que nous ramène Libération ce matin ne redoutait pas tant le futur qu'il ne se désolait de son présent moraliste et pudibond, on publie son journal intime des années 92-93 et ce que nous en livre Philippe Lançon, admiratif, est fascinant, tant Muray annonçait notre Michel Houellebecq qui alors n'avait rien publié, qu'on en juge, pardon, c'est cru.

«J’ai repris Bourdieu. Le soir arrive. Et derrière sa porte, comme convenu, Edna m’attend. Elle s’agenouille tout de suite, me la sort, la suce. Je pense à l’impact limité des mesures d’insertion dans la résorption du chômage de masse et des processus d’exclusion qu’il entraîne. »

Dans l'Yonne républicaine on nous dit le bonheur de Gérard  Favereau qui en hommage aux grands cyclistes d'antan roule sur un vélo de 1908 dont il a hérité de son grand-oncle dont un apprenti était devenu champion.

Le Monde nous raconte l'histoire d'un dancing du Maine et Loire dont la pandémie a eu la peau mais Omlande pourrait renaitre chachacha  musette bientôt et ses anciens propriétaires vont tourner dans les bals populaires... Et donnent ce conseil pour la reprise, commencez pas par un rock, sinon les prothèses vont voler. 

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