Obama et Springsteen dialoguent de l'Amérique populaire et de leurs enfances d'outsiders, l'Obs. Le Journal de Saône-et-Loire raconte d'ancien TUC qui se découvrent floués à l'heure de la retraite. A Calais, un prêtre expose son corps dans une grève de la faim pour les migrants, la Vie, Libération.

On parle de corps..

Qui ne sont pas les nôtres humains ordinaires mais des machines d'une qualité rares de puissance et de résistance, et ce matin l'Equipe nous invite aux muscles aux tendons aux articulations à la volonté de deux surhommes... Nicola Karabatic, d'abord, alias l'indestructible, handballeur de 37 ans 97 kilos, trois fois champion olympique avec la France, la dernière fois l'été dernier, huit mois après une rupture d'un ligament croisé au genou droit suivi d'une thrombose et d'une embolie pulmonaire, sa compagne avait eu peur pour sa vie... Mais lui Karabatic  était juste vexé qu'une blessure ait pu venir à son corps, et donc lisez l'histoire du retour de la rééducation d'un type qui dans son parcours fracassa lors d'un test de force une machine qui pourtant avait résisté à des rugbymen de 150 kilos... Mais Karabatic est autre chose... Et autre chose aussi est Nicolas Batum, lui basketteur de 32 ans qui d'un contre sauva la France contre la Slovénie aux Jeux de Tokyo, on lui en parle tout les jours dit-il au Parisien. Mais l'Equipe nous le raconte choquant son corps à Levallois au mois de septembre, préparant la saison nouvelle de NBA en shootant avec un ballon trop grand pour chercher le geste parfait... Et le raconte surtout il y a plus d'un an, quand il était trop gros 120 kilos, végétant dans le doute et tenté d'arrêter... Et puis non ! Et Batum,alla courir à l'aube et passa tout au crible pour redevenir basketteur, et ses préparateurs le remodelèrent comme on sculpte au burin, ils l'allégèrent sans l'affaiblir...

Ainsi sont les surhommes prénommés  Nicolas.

Dans l'Obs cette semaine bavardent deux stars qui sont aussi amis. Barack Obama ci-devant président des Etats-Unis d'Amérique et Bruce Springsteen, le boss du rock n roll, se sont connus en 2008 dans un meeting à Cleveland,, ils ont concocté un livre à deux voix qui sortira la semaine prochaine, Born in the USA, en voici déjà des extraits, et c'est une Amérique du peuple qui chante à nos oreilles, de mots de passes et de douleurs ténues.

A Honolulu où il grandissait, le grand-père de Barack faisait croire aux voisins à la plage que son petit-fils à la peau sombre descendait du roi de Hawaï dont le portrait ornait la bouteille de bière qu'il sirotait... A Freehold New Jersey où l'on croyait que Dieu avait l'Amérique à la bonne, le père de Bruce, qui avait faut la guerre en France s'abimait dans la schizophrénie et n'arrivait pas à garder ses boulots, le racisme flottait... Et de tout cela ils causent Bruce et Barack, qui jeunes se sentaient "outsiders"  des vaincus par avance et puis... So long buddies...

On parle aussi de vaincus en France...

Qui ont péché par naïveté en faisant confiance à l'Etat nous dit le Journal de Saône-et-Loire, et réalisent qu'ils ont été floués. Dans les années 80, 90 ils ont été employés dans des mairies ou des écoles ou des associations, qui sans eux n'auraient pas tourné, ils avaient le statut d'emploi aidé, TUC Travaux d'utilité collective, CES, contrat emploi solidarité... Et l'âge venu, la retraite approchant, reconstituant leurs parcours, ils ont découvert que ces boulots n'avaient donné droit à aucune cotisation retraite, rien, zéro, et ce sont des années de perdues... Car les TUC étaient assimilés à des stages, on ne le leur avait pas dit ils étaient jeunes, ils ne le sont plus... Ils se disent qu'au chômage, leurs allocs auraient compté pour la retraite! Une page facebook "les oubliés de la retraite", porte leur combat. Sur le site d'Alternatives économiques, je lis qu'il y a eu depuis 2009 treize questions parlementaires posées aux gouvernements successifs sur cette faille de confiance et que les réponses peuvent se résumer ainsi, "vous vous êtes fait avoir".  

Libération nous explique comment nous ne sommes pas prêts à assumer le vieillissement de la population, la bascule dans une société de longévité: d'ici à 2050 le nombre des Français de plus de 85 ans aura triplé, il faudrait une grande loi pour adapter la prise en charge... Peut-on être outsider du début à la fin?
 

Dans Sud-Ouest vous attend le remords et le plaidoyer  de l'horticulteur Jacques Galinou, qui en 2004 à la cime d'un chêne chez lui dans le Lot vit une chose ronde et grosse comme trois ballons de basket, c'était un nid d'insectes, des amis l'ont fait tomber à coup de fusils, à l'intérieur il a vu des bestioles qu'il avait aperçu autrefois sur un marché en Chine. Ainsi le frelon asiatique serait venu chez nous, chez nous par lui donc, via les bonsaïs qu'il faisait venir par avions de Chine... Mais peut-être n'était ce pas lui il y avait tout près dit l'horticulteur un importateur de poteries... Le frelon asiatique destructeur des abeilles  mais qui pourrait être dépassés en méchanceté par un frelon oriental apparu à Marseille...

Et on parle enfin de Bande dessinée...  

Ce qui est bien le jour, puisque votre invité Jean-Marc Jancovici est le partner en bulles du si talentueux Christophe Blain dans cet album "le Monde sans" fin dont le Figaro dit grand bien... Télérama sur son site liste les grandes Bandes dessinées qu'il nous faut lire, allez voir. Et puis sort aujourd'hui le nouvel Astérix dont vous verrez une planche dans le Parisien, il s'en va loin vers l'Est chercher le griffon, et sur le site du Point vous lirez une très bonne critique où l'on cite Antoine Compagnon dont la définition de l'anti moderne siérait à Asterix:  regardant vers le passé agréant le présent divisé contre lui même...  

A propos de voyages. Vous lirez dans la Vie et Libération encore le portrait d'un prêtre septuagénaire, Philippe Demesteere, qui a Calais depuis le onze octobre ne mange plus et ne tient qu'en buvant de l'eau, pour alerter nos consciences sur les brutalités qu'on inflige aux migrants, il met son corps en jeu pour être fidèle à lui-même, toute une vie avec les démunis, il dit: «Des Français et des Françaises blancs témoignent que les atteintes aux personnes exilées leur importent. La maltraitance infligée à leurs corps touche les nôtres.»  L'évocation de la race vous choquera-t-elle, ou est-ce une évidence.

Le Figaro rend bellement compte d'une exposition consacrée à la maison Cartier, les bijoux, et aux arts de l'Islam qui l'influencèrent tant, c'est superbe et une leçon d'histoire. "Nous sommes fiers de mettre le mot Islam en tête d'affiche  dans une époque d'incompréhension", dit le directeur du Musée des arts décoratifs . On lit de belles choses dans ce figaro. 

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