Contre le PSG, les jeunes supporters de Troyes soutiennent Manchester City, dont les propriétaires ont aussi racheté leur club, Est-éclair. Un emmerdeur assumé, ancien résistant marxiste syndicaliste, veut empêcher qu'on expulse le doux géant Jean qui dort dans le couloir de l'immeuble, le Parisien.

On parle d'un accord...

Qu'on néglige trop souvent et cette négligence écorche les oreilles de deux journalistes de l'Opinion, Marie-Amélie Lombard Latune et Corinne Lhaïk, qui nous le disent... Dans nos matinales radio nos soirées de télé on n'accorde plus le participe passé avec le complément d'objet direct pourtant posé devant le verbe avoir... Et ce sont des excellences qui griffent la langue.

Bruno Le Maire, "les pertes que l'on a fait".

Gérald Darmanin, "des personnes que l'on a mis sous surveillance",

Thierry Breton, "cette task force que l'on a mis en place",

Manuel Valls, "je suis comptable de cette histoire que j'ai appris"...

Mais ce ne sont pas seulement les politiques, même vous Léa vous vous oubliâtes, "Moi ce qui m'a surpris".

Mais plus inquiétant encore, il y a ceci. Ceux qui entendent ces fautes ne protestent pas, ni vous amis auditeurs d'Inter, ni les téléspectateurs de France 2... Et c'est ici que l'Opinion nous donne le vertige. Ces "oups" répétés témoignent peut-être d'un tournant de notre langue. "Quand une faute se généralise, elle devient la norme", dit le linguiste Bernard Cerquiglini, qui a consacré un libre à ce participe qui ne passe pas... Le français serait en train de se dissocier, entre une langue parlée qui se débarrasserait de l'accord du participe passé, et une langue écrite qui préserverait la norme. Cela ne date pas d'aujourd'hui, quand il était Premier ministre il y a 37 ans, le normalien Laurent Fabius, accordait le partrcipe dans ses discours écrits, mais le désaccordait à l'oral devant l'assemblée...
Et Flaubert, lui-même dans sa correspondance privée, snobait l'accord du participe, mais il le respectait dans Madame Bovary... Flaubert, c'est nous...

L'Est-éclair lui aussi espiègle est allé tester le patriotisme de jeunes supporters du club de Troyes l'Estac, ce jour où le Paris Saint-Germain reçoit Manchester City en Ligue des champions... Qui soutiennent-ils les gamins supporters de l'Aube... Et bien ils sont pour City... L'Estac a été racheté par le groupe City football, et cela crée une fidélité corporate... Manchester city a prêté des joueurs à Troyes, et plus encore dimanche dernier a exposé ses trophées au stade de l'Aube, et les gamins ont compris que la gloire de City rejaillisait sur Troyes... Les vieux supporters, eux, s'en moquent de tout ça... Mais tout ça est le monde qui vient...

On lit sur le site de So foot que les dirigeants de la Premier league, le championnat anglais, réunis en conclave ce week end dans un hôtel londonien, ont de faire disputer leurs rencontres de prestige aux Etats-Unis, en Chine, en Indonésie...

Dans l'Equipe on compare avant le match les puissances parisiennes et mancuniennes. Les propriétaires qataris de Paris pratiqueraient pratiqueraient plus encore que les émiratis de Manchester city une politique de toute puissance financière... Oui mais Paris n'a pas conquis Troyes...

On parle aussi de combats...

Que mènent de braves gens des gens braves et méritants, ils sont comme une mosaïque de France...

Dans la Charente libre je lis des étudiants heureux pour la planète car au Restau U on leur a servi un repas zéro déchet, qui n'entraine aucun gaspillage, au menu caviar d'épluchures de carottes et cake à la peau de banane, cuite vingt minutes puis mixée, je lis que c'est trop bon... 

Dans le Télégramme je vois qu'à Ploermel des entreprises innovantes  veulent inventer une couche pour bébés qui serait compostable... 

Dans le Progrès vous lisez (fierté) le chef Davy Tissot, couronné  pour la France Bocuse d'or au Salon international de la restauration et de l'hôtellerie dans sa ville de Lyon.. Mais dans Nice-Matin et Monaco-matin vous lisez l'humiliation de Marcel Ravin, chef du Blue Bay à Monaco, refoulé du diner de gala du même salon; il soupire sur un manque de fraternité, il raconte l'andouillette qu'il a mangée seul et sa honte, il est martiniquais, il n'emploie pas le mot "racisme", il dit qu'il se bat pour la gastronomie française...

Dans le Berry Républicain, il est du Cher, et surtout dans l'Equipe qu'il régénère, on retrouve Julian Alaphilippe dont on ne se lasse pas, et même la montre qu'il arbore au poignet, une tocante à 150000 signée de son ami horloger Richard Mille, ne résume pas ce garçon qui dit à l'Equipe ressembler, mal rasé, au petit forain qui range les auto-tamponneuses...

L'Humanité nous dit que les ex-ouvriers du sous-traitant automobile G M et S, vont toucher entre 16 et 85 0000 euros d'indemnités, le prix d'un combat mené contre un licenciement illégal. Ouest-France et le site de l'Obs ont accompagné ces salariés qui manifestaient hier en hommage à une employée modèle du Lidl de Lamballe, Catherine Lucas, qui a mis fin à ses jours, elle qui jadis se fabriquait des boucles d'oreilles aux couleurs de la boite pour la représenter au Salon de l'agriculture...

Le Figaro et les DNA saluent l'admirable François Florent, qui donna tant au théâtre dans le cours qui portait son nom, lui qui jeune alsacien pendant la guerre avait du attendre la libération pour découvrir notre langue française; vous entendez sa voix dans Télérama qui remet en ligne une interview magistrale où au nom de l'art de jouer, du texte du masque du son, il repoussait les illusions de la méthode Stanislavski, pour qui l'acteur s'identifie aussi au personnage... Il disait aussi Florent que l'acteur français avait l'art de l'indiscipline...

Et on parle d'un homme qui se discipline...

Cyril Hanouna, que Télérama sur son site contemple en pleine mue politique, qui sort un livre début octobre, dont le titre n'est pas modeste, "ce que les Français m'ont dit", et l'animateur de Touche pas à mon poste se présente comme celui qui un jour est au mariage de Nabila, et le lendemain déjeune avec Xavier Bertrand, et il voudrait que les fans de Nabila aillent voter... Oui mais pour qui? Lisez...

Dans le Figaro vous allez rencontrer un homme de devoir un général, ancien de la Légion, qui s'en va à la messe, et qui veille sur la réparation de soldats blessés et de victimes d'attentats, et pour eux le général de Saint-Chamas, gouverneur des Invalides, ouvre son institution...  Demain dans le cadre de la Fashion week défileront aux invalides des femmes amputées, appareillées, qu'un groupe, Phoenix alternative models, rassemble, le général en a été bouleversé...

Nous attend dans le Parisien un sublime quasi-centenaire, indiscipliné celui-là, révolté, un emmerdeur assumé, voilà dans un pull sans forme et tout gris coupant Henri Simon, ancien résistant, syndicaliste, membre jadis d'un groupe marxiste anti-stalinien, socialisme ou barbarie... Il se bat aujourd'hui pour protéger Jean un hercule timide, SDF, qui dort dans le couloir du vieil immeuble où il vit, rue Saint-Sébastien à Paris, qui tient propre son coin de couloir et dont la forte présence dissuade les intrus, mais dans un monde efficace, on veut le chasser pour rénover l'immeuble... Henri monte la garde et ne lâche  rien.

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