La véridique histoire du Comte Hubert de Commarque qui a passé cinquante ans à rebâtir le château qui porte son nom, le Monde. Les livreurs à domicile qu'on prend pour des esclaves lèvent la tête, dans Libération.

On parle d'un garage...

Et d'une histoire qui se répète à Sainte-Thorette entre Bourges et Reuilly et que raconte le Berry Républicain, l'histoire du garage Pyat, ses deux pompes à essence et son crépi fatigué, que son propriétaire Régis, 63 ans, a mis en vente, il avait pris le garage en  1993,  il avait 35 ans, de l'ambition  du courage, mais il avait dû aller voir onze banques avant de décrocher le prêt de 75000 francs dont il avait besoin... Et 28 ans après, rebelote, Régis a trouvé deux acheteurs qui lui ressemblent tel qu'il était, Loïc et Ludovic, 28 et 35 ans, ils ont tout lâché pour reprendre le garage mais à leur tour ils sont boudés par les banques, ils ont besoin de 150000 euros. D'une génération à l'autre rien ne change, pour les jeunes mécanos ambitieux..  Et à  Sainte-Thorette on croise les doigts pour que le garage ne ferme pas....  

Elle est curieuse à lire cette histoire venue du Cher, quand ce matin le Figaro nous raconte l'exode urbain qui amène des parisiens vers les provinces humaines, ou quand, les Echos avec le secrétaire d'Etat au numérique Cedric O, nous disent que nos start-ups décollent, que la French tech est le nouveau moteur de l'emploi et de l'économie, et tout ceci par le soutien de l'Etat, un cadre fiscal stable ,une sensibilité environnementale, l'intérêt des investisseurs étrangers et puis le gout du risque....  

Un garage n'est pas une start-up, mais peut-on accorder le gout du risque à Loïc et Ludovic qui eux aussi sont de leur temps , qui veulent proposer aux clients des vidanges à assistance électroniques et rester ouverts 24 heures sur 24 et qui ont lancé une cagnotte en ligne pour accomplir leur rêve?  

Dans le Parisien, j'apprends que dans la pénurie de puces électroniques, les Peugeot 308 fabriquées à Sochaux sont désormais équipées de bon vieux compteur à aiguilles, cette débrouille évite de mettre les chaines de production à l'arrêt, Peugeot fait des ristournes de 400 euros pour faire passer cet archaïsme.  

Dans le Monde vous lirez un autre aventurier de province qui a consacré sa vie à redresser un château du Moyen-âge qui avait été il y a si longtemps celui de ses ancêtres, mais abandonné depuis le XVIe siècle, devenu une ruine une carrière de pierre, la proie des herbes le rendez-vous des amoureux... Cela se passe dans le Périgord Noir, le château s'appelle la forteresse de Commarque et son sauveur est le comte Hubert de Commarque, aujourd'hui splendide septuagénaire, qui a bien baroudé dans son existence: après l'indépendance algérienne, il avait combattu des pilleurs de trésor dans le désert aux côtés du colonel Boumedienne, futur président algérien... Mais revenu chez lui dans les années soixante, il avait été pris de passion pour ce château perché sur un éperon rocheux... En cinquante ans, il a remué l'Etat, le Gotha une fondation américaine, il s'est endetté, il a violé les règlements et bousculé les ronds-de-cuir et s’est fait  casser la figure par des écolos anti-tourisme... mais le château est là, superbe. Hubert désormais se consacre çà à biographie de son père qui s'appelait Gérard, qui fut résistant dénoncé déporté mort à Buchenwald quand Hubert avait 9 mois, ce sont d'autres aventures...

Et on évoque la guerre dans l'Equipe...

Avec un titre de Une qui salue la victoire des bleus hier contre l'Allemagne, mais qui tutoie le malaise, "Comme en 18" proclame le journal, et l'on se demande si vraiment Clemenceau se cache derrière Didier Deschamps... Ou si le 18 ne se réfère qu'à notre Coupe du Monde 2018 dont nous nous montrons dignes, "Ca commence fort" dit la Dépêche, "Les bleus frappent fort" dit Midi Libre, mais le meilleur titre est celui du Parisien: "Et à la fin c'est la France qui gagne", détournement d'un vieux proverbe du football qui originellement parlait de l'Allemagne... L'histoire du sport est assez riche pour qu'on se passe de l'autre.  

L'Equipe encore interroge ce matin un serviteur du football qui était aussi pendant 25 ans un serviteur commentateur de Canal plus, il a été renvoyé pour avoir dit son amitié à un humoriste chassé, Stéphane Guy commente à nouveau le football pendant l'Euro chez RMC et BFM TV mais il reste loyal à la chaine qui l'a brutalisé, dont il regrette qu'elle ait perdu les droits de la Ligue 1 au profit d'Amazon, Stéphane Guy fait penser à un patriote exilé. 

Dans la Croix vous lirez le portrait de notre amie Laetitia Bernard, voix du sport chez nous et cavalières elle-même, qui est aveugle de naissance et avance dans un monde de sensations, d'intuition, elle ressent l'exploit et le pas du cheval...

Dans France-football, les mots de Kylian MBappe résonnent juste après ce premier match des bleus, il raconte comment il a appris à ralentir ses courses qui le menaient vers le but à 38 kilomètres/heure, pour passer à 33 à l'heure, la vitesse maximale d'un défenseur, et ajuster le tir plus efficacement, le génie est une mécanique...

On parle enfin de livreurs....

Dans Libération... Ceux qui apportent à domiciles nos repas de pandémie et désormais nos repas de matches, et qui se dressent pour dire leur dignité, face aux employeurs aux clients qui parfois les prennent pour des esclaves et parfois le disent... Deux livreurs noirs se sont fait insulter ces derniers jours, à Cergy-Pontoise Joseph Dieugrot a été agressé, il en souffre lui qui vient de Haïti, terre de liberté. Yaya Guirassy, à Laval, a seulement été insulté, il a porté plainte, il est venu de Guinée il ya douze ans et pense que notre république était son destin...  Mais à quoi tiennent les destins...  Sud-Ouest raconte l'histoire d'un autre homme prénommé Yaya, Yaya Karamoko, un costaud aux yeux d'espoir venu de Côte d'Ivoire, qui s'est noyé en mai dans la rivière Bidassoa en voulant nager depuis l'Espagne pour venir chez nous, des militants s'attachent à rendre aux migrants anonymes leurs histoires et leurs noms...  

Dans nos journaux enfin vous rencontrerez des oiseaux... Deux coqs chantent tant à Angoulême en ville que la Charente libre nous dit que leurs propriétaires risquent d'être expulsés. Charlie Hebdo est allé en haute montagne voir si le lagopède va bien, ce piaf d'altitude rare et protégé est une espèce vigie, s'il est en bonne santé, présent cela sigifie que la montagne va bien... C'est important les oiseaux. A Wattrelos nous disent la Voix du Nord et Nord-Eclair, on a un interrompu un chantier de démolition d'un vieil immeuble  car des faucons crécerelles y ont fait leur nid, mai hélas on les a déjà dérangé, vont ils couver? A Nice nous dit Nice-matin, le cimetière de Cimiez est bloqué aux humains vivants pour protéger un couple de goélands  et leurs trois poussins, dans deux semainess, patience, les petits voleront,  et la famille s'en ira.

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