Le maire de Mandelieu La Napoule veut mettre dehors Casino, qui refuse de vendre un terrain pour lutter contre les crues, Nice-Matin. Des pirates cinéphiles sont dans la Croix.

On parle d'une rupture...

Qui est violente et publique entre un grand groupe de distribution, Casino et le maire de Mandelieu la Napoule, Sébastien Leroy, qui hier a dit ceci,  "Pour nous, Casino n’a plus sa place à Mandelieu"  et car l'entreprise, qu'il veut faire exproprier, mépriserait dit-il  les vies humaines...

Cette histoire est sur le site de Nice-Matin, elle se soue autour d'une zone appelée les Vergers de Minelle, qui appartient à Casino, mais dont les élus et l'administration veulent faire une zone d'expansion des crues du Riou de l'Argentière; ce cours d'eau qui déborde souvent a tué huit personnes en 2015. Les vergers de Minelle deviendraient non-constructibles, et recevraient l'excédent d'eau des crues. On allait racheter son terrain à Casino, tout le monde était d'accord...  Mais Casino au dernier moment a changé d'avis. "C'est l’actionnaire de Casino Jean-Charles Naouri qui a opposé un véto absolu à cette transaction dit Sébastien LeRoy... Ces terrains ne devaient servir qu’à de la spéculation immobilière. Le seul intérêt de Casino était financier."

Et donc la guerre est déclarée, le maire veut exproprier Casino pour 900.000 euros, mais cela prendra du temps, dix ans peut-être avant que les populations soient protégées... Lis-je... Casino n'a pas fait de commentaire.

On lit d'autres histoire immobilières dans nos journaux, elles racontent toutes comment des politiques perdent la main sur leur territoire, et veulent le reprendre. Le Bien public fait sa Une à Dijon sur l'expulsion sans délai, a dit hier la Cour d'appel, d'une maison où tiennent encore eux militants, le dernier carré d'un squat écolo qui avait organisé en pleine ville, aux jardins de l'engrenage, un potagers un poulailler des repas conviviaux qui étaient une résistance ai-je lu sur le site reporterre.. L'utopie a été dispersée par une centaine de gendarmes et policiers en avril dernier, il restait la maison, les 307 logements d'un projet immobilier nommé garden star verront donc le jour...

A Denicé, dans le Beaujolais, on lit cela dans le Progrès, c'est un château somptueux qui inquiète, Malval, une splendide bâtisse du XIXe siècle dévastée de l'intérieur, jonchée de cadavres d'animaux, de cadavres de bouteilles, les restes de fêtes clandestines que les autorités sanctionnent, et qui désespèrent le village… Le château avait été acheté en 2014 par une princesse saoudienne, qui avec son mari entrepreneur voulait en faire un hôtel de luxe, un hommage rendu à notre culture et notre cuisine, mais le mari de la princesse est mort, et sa veuve, triste a oublié le château, on espère à Denicé que son coeur se réveillera…

On parle aussi de milices villageoises...

Dans l'Opinion,  au Burkina Faso, que menacent des groupes djihadistes... Pour les contrer, le président Kaboré a créé les « volontaires pour la défense de la patrie », des villageois paysans à qui l'on donne une Kalachnikov, et le tour est joué, la France, allée du Burkina, aurait préféré que l'Etat burkinabé organise mieux son armée régulière, mais il a préféré ranimer le souvenir des comités de défense de la révolution, témoignage de l’esprit des années 80 quand le Burkina vouait être un modèle...

En comparaison, la Chine est  mieux tenue, mais l'enquête au long cours que Le Monde publie depuis hier sur le Parti Communiste chinois qui célèbre demain  ses cent ans, est fascinante, et parfois paradoxale. On nous décrit une machine politique dont le Président Xi Jin Ping,  fait un instrument de contrôle méticuleux, mais dans ce contrôle l'inquiétude se ressent. Xi Jin Ping demande à ses adhérents de ne pas se couper des masses, et lui même scruterait les critiques qui viennent des réseaux sociaux... On lit aussi que la figure du grand fondateur Mao est problématique et que l'on confond dans un vertige politique et religion.. Un village a érigé une statue de Mao sur la suggestion d'un maitre de Feng Shui, qui y voyait une protection contre les accidents de la route.  A Shanghaï, la municipalité  a salué un miracle : « Une grand-mère paralysée en chaise roulante s’est levée en entendant une chanson patriotique rouge. »

Dans Ouest-France aussi on trouve une grand-mère, Dominique Cavanna que sa petite fille Fiona appelait Mémé et qui elle a aussi a bougé, mais juste par amour.  Mémé avait cent ans quand  Fiona l'a récupérée quasi morte de solitude dans un Ehpad, elle l'a installé chez elle en Vendée, et puis l'ayant retapée, elle l'a emmené se promener en France en Espagne, pour des équipées au long cours en camping-car, Mémé heureuse  a fini par faire le dernier voyage il y a un an...

Et on parle enfin de cinéma...

Qui a ses fondus passionnés de films rares que le grand public ne sait pas,  pour eux rie n'est plus important que d'aimer -par exemple- « Madame la diablesse » une comédie musicale égyptienne gominée de 1949 réalisée par Henri Barakat... Télérama nous dit que ces ces cinéphiles ont organisé  un groupe facebook pour communier dans le culte des films rares et s'échanger des liens... Mais voilà: faire visionner ainsi un film que d'autres ont retrouvé, rénové, c'est du piratage, et le groupe la Loupe a du s'acheter une conduite... Et l'on s'interroge sur la rencontre d'une passion rare et de la profusion impatiente, l'immédiateté d'internet qui a amené ces gardiens de la mémoire à oublier la patience et les règles, avant un film se désirait...

Dans Nice-Matin, j'apprends que le petit-fils de Marcel Pagnol est allé chercher un sourcier pour trouver de l'eau à la Bastide neuve, la maison où Marcel enfant passait ses vacances. Quel film il en aurait fait! En France nous dit le figaro, à Volvic et Vittel, les géants Danone et Nestlé s’inquiètent car la demande d'eau minérale surpasse les capacités des sources...

Allons. Un homme plus avenant que le PC chinois aurait eu cent ans cette année 2021, il n'aimait rien tant qu'écrire des textes qui seraient des chansons et chacune peaufinée tenait sur un cahier... Un splendide numéro de Légende, c'est un enfant de l’hebdomadaire le Un, est consacré à Georges Brassens; vous lirez un portrait profus signé Bertrand Dicale qui dit la musique sur France info, et des madeleines de Rebecca Manzoni, qui la sublime ici sur Inter, qui a surmonté l'horreur de papa qui chantait Brassens en voitures... On lit aussi Maxime le Forestier qui nous dit que les mélodies de Brassens, des accords en mi bémol, font mal aux doigts des guitaristes et se souvent que Brassens transpirant sur scène devait changer les cordes de sa guitare qui étaient rouillées...

A Sète nous dit Midi libre, qui lui aussi a célébré Brassens dans un hors-série, des écoliers du primaire vont philosopher aujourd'hui sur la protection animale à partir de la Cane de jeanne, heureux bambins!   

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