Un caïd de la drogue expulsé vers le Maroc en dépit de sa carte de séjour, de sa femme et ses enfants français, Libération. Le Monde dit les protections dont a bénéficié un homme qui apportait 500.000 euros à un membre de la famille royale saoudienne

On parle d'une maman...

Une maman toute neuve, Ninon Guillon-Romarin qui nous attend dans le Berry Républicain, son Oscar est né le 14 février, et déjà elle s'approche d'un autre bonheur, elle veut aller aux Jeux Olympiques de Tokyo valdinguer au dessus d'une barre, car Ninon Guillon Romarin est la recordwoman de france du saut à la perche, 4m75, ça c'était avant Oscar; maintenant elle vient de passer 4 mètres 05 mais elle progresse et prévient et même si ça risque d'être court, on imagine la performance, elle saura après les championnat de France qui se tiennent à Angers ce week-end si les autorités lui font confiance... Normalement, Ninon avait prévu le bébé après les Jeux de 2020, mais ceux ci ont été repoussés et elle avait le choix, patienter encore, attendre les Jeux de Paris de 2024, ou bien se dire que les performances sportives sont aléatoires et qu'il vaut mieux saisir la vie, on l'applaudi dans le monde de l'athlétisme, "on serait content pour un homme, il n'y pas de raison qu'on ne le soit pas pour une femme"... Ninon a passé une grossesse active, randonnée canoe et puis le terme approchant natation, c'est plus doux, elle a aimé l'accouchement car c'est de l'adrénaline, de la compète, on se donne, on souffre ça lui manquait, et après jeune maman, elle est allé retrouver sa force pas à pas flanquée d'un ostéo qui ui a dit un jour que son corps n'avait jamais été aussi aligné, les os bien à leur place, ce qui l'a embêté, un corps de perchiste est asymétrique à force de chuter, un peu vrillé...

Elle est parfaitement vrillée, on croise les doigts...

Dans l'Equipe, un jeune père nous éclaire, Julian Alaphilippe qui est devenu papa le 14 juin et dont le petit Nino nous dit le Télégramme a déjà une licence de cycliste; père et et champion du monde, c'était sa double ambition, Alaphilippe tourne autour de l'idée du maillot jaune qu'il ne ramènera pas à Paris cette fois-ci, même si dans Sud-Ouest l'ancien champion Thomas Voeckler dit qu'il a ses chances, parce que quand on est jeune papa, on marche sur l'eau... Alaphilippe, dans l’Equipe, se souvient que l'an dernier il était arrivé sur le Tour en miettes, il venait de perdre son père, il avait failli ne pas se réveiller et rater le départ de la première étape, il se souvient aussi de ses débuts  et d'une échappée folle face au vent en 2016 plus forte que lui et au bout pardon, il avait « mal au cul »… Et plus on lit ce bonhomme plus on l'aime et le Tour avec lui qui part demain dont nos journaux ne se lassent pas des merveilles. 

Le site AOC nous livre des phrases toujours vives d'Antoine blondin qui le chanta si bien: « On prend toujours le Tour de France en marche. Il vous accueille mais on le reçoit, comme une sorte de sacrement, un baptême ou une communion si l’on veut ».

Le magazine du Parisien nous emmène dans les landes, la chapelle de Géou à la Bastide d'Armagnac, Notre-Dame des cyclistes, les maillots des champions décorent les murs humides... A la basilique du Sanctuaire à Sainte-Anne d'Auray, repose un autre maillot, jaune, que nous montre le Télégramme, celui de Robic, breton de légende d'un mètre 57 qui remporta le premier tour de l'après guerre en 194, il souffrait contre le vent, il était laid, a dit son biographe le journaliste Jean-Paul Ollivier, mais il avait épousé la plus belle fille de Montparnasse, Raymonde Cornic, juste avant le départ, ça donne des ailes…

On souhaite des ailes aux rugbymen de la Rochelle et de Toulouse qui s'affrontent ce soir en finale du championnat de Frane, et inspirent à Sud-Ouest et la Dépêche des unes qui sont simplement belles.

On parle aussi d'un caïd...

Qui à Bagnolet, avait organisé pour son trafic de cannabis une petite armée de migrants clandestins qu'il appelait élégamment ses « blédards », lui était tranquille, il avait une carte de séjour, une épouse française des enfants français, mais pourtant cet homme, Salah B, a été expulsé de France vers son Maroc natal à la fin du mois de mai nous raconte le site de Liberation, et ceci est une première juridique. On a utilisé une circulaire administrative émise par Gérald Darmanin en septembre dernier, qui permet «l’éloignement des étrangers ayant commis des infractions graves ou représentant une menace grave pour l’ordre public»... La cible semblait être le terrorisme ou la radicalisation, erreur... Un lieutenant de Salah aurait demandé à un jeune migrant de s’en prendre physiquement au jeune commissaire qui harcelait le réseau, cela a suffit pour que la foudre administrative tombe, Salah B a été expulsé pour avoir voulu  «créer sur une partie du territoire de la République une zone de non-droit» et s’être attaqué à un «symbole de l’autorité de l’Etat», décision validée par un tribunal administratif, autrement plus efficace que la justice classique... On lit aussi, hélas, qu'à la cité que les trafiquants empoisonnent, le petit frère de l'expulsé a pris la place du caïd...

A l'opposé de cette sévérité, on apprend dans le Monde que les douaniers de l'aéroport Charles de Gaulle ont du laisser repartir un homme qu'ils avaient pris porteur de 500 000 euros en coupures de 50 livres sterling, 50 et 100 euros, sans aucune justification légale... Mais des instructions sont venues d'en hait  et dans un bidouillage administratif, et avec des excuses on a laissé l'homme qui venait de Djeddah, apporter à Nice la menue monnaie qu'attendait un membre de la famille royale saoudienne...

On parle enfin d'un révolutionnaire...

Qui fait la Une de M le magazine du Monde après avoir exposé sur le site de l'Obs sa conviction en une révolution du genre, l'avènement d'un monde où nul ne sera assigné ou réduit à un sexe, des organes, une identité d'origine... Voilà Paul Preciado, né Beatriz dans l'Espagne lointaine du général Franco, qui fut la partenaire de vie de Virginie Despentes au temps, le mot est joli, où leur bibliothèque se pénétraient, et qui est l'adversaire des psychanalystes, un maitre à penser pour des jeunes gens radicaux qui liront son portrait gentil avec gourmandise.

Ceux qui a contrario redoutent notre époque sans structure iront s’arc-bouter avec le Figaro, qui mobilise ce matin contre les wokes, ces jeunes éclairés qui aux Etats-Unis voudraient mettre à mal l'enseignement du latin, et contre l'idéologie de l'égalité et de la mixité, qui mettrait en danger l'excellence des grands lycées...

On peut préférer le Figaro, quand il nous alerte sur les dangers que court la forêt historique de Verdun ou dans un papier d'une poésie intense et pourtant scientifique, qui nous dit que les oiseaux savent migrer parce qu'ils liraient les champs magnétiques de la terre.  

On va pouvoir acheter du CBD, le cannabis light, dans des distributeurs automatiques à Lyon, dit le Progrès. Le magazine Week-end des Echos nous dit que Tchekov est indépassable, qui se refuse à nous assener la vérité et l’idéologie mais il fait écouter la vie, on joue la Cerisaie à Avignon, une chance.

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