Pharrell Williams
Pharrell Williams © Wikimedia - Foto di mati

Lundi, je suis allé acheter du parfum pour l'anniversaire d'une copine. Quel rapport avec la culture ?Le rapport, c'est que c'est le parfum d'un chanteur que je voulais lui offrir. Le parfum de Pharrell Williams, l'auteur du plus grand tube planétaire de ces derniers mois . Pharrell Williams, il touche à tout : il a dessiné des bijoux, des vêtements, des baskets.

Quant au parfum, il s'appelle « GIRL », mais il est censé convenir aussi bien aux filles qu'aux garçons et il est distribué en France depuis le début de la semaine.

En arrivant à la radio, je l'ai mis sous le nez de Sophie Raimbault ,l'assistante du service culture . Sophie, elle a un nez formidablement développé :

Donc maintenant, vous savez : ce parfum sent le sanglier qui se cache dans les bois et, pour info, c'est pas donné : 95 euros le flacon.

Mardi, j'ai eu au téléphone un de mes vieux amis qui habite en Alsace. Alors, vous allez dire : quel rapport avec la culture ? Eh bien le rapport, c'est que mon ami travaille au TNS,Théâtre National de Strasbourg , lequel se retrouve aujourd'hui bizarrement avec deux patrons. Mon vieux pote était très confus, mais heureusement Stéphane Capron m'a résumé la situation :

Depuis, Julie Brochen a annoncé qu'elle enverrait sa démission dans les quinze jours.

Affiche Metamorphoses
Affiche Metamorphoses ©

Mercredi , la culture avait un parfum de salle obscure . Obscure, dans tous les sens du terme, car mercredi, je suis allé voir "Métamorphoses", de Christophe Honoré . Le film est tiré d'un ouvrage d'Ovide et c'est une relecture de la mythologie. Europe, Apollon, Jupiter, Bacchus et ses Bacchantes. Les images sont très belles et les très jeunes acteurs très beaux et tout nus la plupart du temps.

Bref, ça se regarde sans déplaisir, mais qu'est-ce que ça raconte et à quel public ça s'adresse ? J'avoue que je n'ai pas saisi grand-chose...

Du coup, j'ai demandé à Eva Bettan ce qu'elle en avait pensé :

Grâce à Eva, je me sens moins seul. Mais Christophe Honoré lui-même ne comprend pas toujours tout. Ainsi, quand il était critique pour « Les Cahiers du Cinéma », il était passé complètement à côté de « Marius et Jeannette », du marseillais Guédidian... C'est ce qu'il a confié à Laurence Peuron :

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Jeudi, une nouvelle histoire de parfum : les bouquins, ça sent quoi ? Cette semaine, le Britannique Benjamin Wood s'est vu décerner le 13ème prix du roman FNAC, pour son tout premier livre, "Le complexe d'Eden Bellewether" publié en France par la maison Zulma , que dirige l'énergique éditrice Laure Leroy.

Ilana Moryoussef lui a donc demandé ce que sentait la prose de Benjamin Wood :

« Les romans se jugent à l'oreille », c'est tout de même une jolie formule. Il y a des bouquins qui font la Une et qui sentent les égouts ; celui-ci sent le pétrichore, l'odeur particulière que prend la terre après la pluie.

Quel sera votre programme du week-end ?

D'abord, comme convenu, je vais me plonger dans "Les Métamorphoses" d'Ovide, pour tenter de comprendre un peu mieux le film de Christophe Honoré.

Je lirai peut-être aussi le bouquin de Benjamin Wood.

J'irai peut-être m'acheter les baskets de Pharrell Williams pour voir si elles sentent les baskets.

Et sans doute, j'écouterai le CD qu'Isabel Pasquier m'a prêté hier. Il sort lundi prochain et c'est le dernier album solo de l'ex-chanteur de Led Zeppelin, Robert Plant. Isabel, elle est totalement fan :

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