De la lecture d’Ethan Frome , vous sortirez certainement bouleversés. Edith Warton est l’auteur, notamment, du « temps de l’innocence », dont Scorcese a fait un film.

C’est une romancière new yorkaise qui, au début du XXème siècle, a voyagé en Europe et qui devint parisienne. Elle comptait l’auteur de Portrait de femme , Henry James parmi ses amis, on dit qu’il a beaucoup envié son succès, à l’époque.

Ses romans mettent souvent en scène des personnages issus, comme elle, de milieu bourgeois. Mais pas cette fois. Nous sommes dans un village américain de la Nouvelle Angleterre, un endroit où l’hiver vous coupe du monde pendant 6 mois, où personne n’est très heureux, on est souvent fermier, sans un sou pour faire vivre sa famille et l’avenir n’est pas rose…

Le narrateur rencontre Izane Frome, un vieux villageois qui l’emmène chaque jour dans sa carriole vers le train qui doit l’emmener à son lieu de travail et le narrateur est intrigué par ce vieux taiseux, handicapé du côté droit… Dans le village, on raconte que cette blessure date de la jeunesse d’Ethan frome. Il a été victime d’une collision.

Alors, le narrateur à force d’écouter se met à raconter le jeune Ethan Frome jusqu’à ce fameux accident. Il a épousé une femme plus âgée que lui, malade, aidée par sa jeune cousine. Et Frome tombe fou amoureux de cette cousine. Il va s’apercevoir que l’attirance est réciproque, mais cet amour est impossible. Et c’est leur destin, leur merveilleux amour contrarié, c’est ce renoncement que Warthon décrit et que vous lirez avec émotion. Un roman de 200 pages, écrit en 1912, que vient de retraduire, en français, la romancière Julie Wolkenstein, auteur chez POL, mais aussi spécialiste de Henry James, un grand ami d’Edith Wharton.

Avec cette traduction, on ressent une drôle d’impression, très envoutante, d’ailleurs… Bercé que nous sommes entre une histoire et un style d’une époque révolue, la fin du XIXème le début du XXème siècle, et quelque chose de très contemporain. Explications de la traductrice :

Modernité, sobriété, quel style… Un art de la description, on ressent presque le froid de l’hiver, un sens aigü de la psychologie. Edith Warton glisse avec talent dans la peau d’un fermier, d’un homme, donc, et elle est très crédible dans cette peau.

Dans Ethan Frome, l’amour a autant d’importance que le lieu où il se joue. Et le désir ? On a beau être en 1911 quand Warthon écrit cette passion. Il n’y a aucune scènes de lits et pourtant, un réél érotisme parcourt le roman.

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