Lundi, il s'est passé des choses. Peut-être des choses importantes, mais j'ai tout oublié.

Mardi, il s'est passé des choses. Peut-être des choses importantes, mais là encore, j'ai tout oublié.

Mercredi, à la radio, et sur toutes les télés, on a entendu ça :

Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, mais aussi Honoré, Elsa Cayat, Michel Renaud, Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Ahmet Berabet, Mustafa Ourrad et notre ami Bernard Maris... 12 morts: un pays sidéré. Et chez nous, à France Inter, comme dans de nombreuses rédactions, de la colère et de la peine. Une peine infinie. Depuis deux jours, dans les couloirs, on ne parle évidemment que de Charlie Hebdo avec, pour tous, la volonté de rendre hommage et témoigner.

Ainsi, Alexandra Ackoun, qui s'occupe des médias et s'entretenait souvent avec le dessinateur Charb :

Bel hommage également sur les murs du service police-justice d'Inter, oùJean-Philippe Deniau a scotché trois dessins :

> L'album de Tignous et Paganelli, c'est Les procès Colonna , paru chez "12 bis" en juin dernier. Quant à George Wolinski, c'est au mois de septembre qu'est sorti son dernier livre : Le village des femmes , aux éditions du Seuil.

L'histoire d'un vieux dessinateur solitaire et blasé qui tombe amoureux d'une jeune étudiante. Wolinski savait tout autant s'amuser de la monstruosité du monde et des absurdités de la vie conjugale. Des croquis souvent outranciers qui continuent de faire rireIlana Moryoussef et Isabel Pasquier :

La fragilité des choses, la fragilité des êtres, Cabu les connaissait bien et c'était un type adorable. La main sur le cœur, comme s'en souvient Stéphane Capron :

Et puis à France Inter, il est évidemment une mort qui nous touche particulièrement : celle de Bernard Maris, que l'on pouvait entendre tous les vendredis matin, et chaque fois, c'était lumineux. Y compris pour ceux qui ne sont pas des experts en économie, à l'instar de Laurence Peuron :

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