• Rencontre avec Rachida Brakni, autour du film "Cheba Louisa"

Par Ilana Moryoussef

Cheba Louisa
Cheba Louisa © Radio France / Cheba Louisa

Un film réalisé par Françoise Charpiat

Avec Rachida Brakni et Isabelle Carré

En salles actuellement

C’est l’histoire d’une jeune femme d’origine algérienne, émancipée en façade, mais en réalité prisonnière des interdits et des tabous de sa société. Jamila est juriste dans une société d’assurances. Elle s’habille en tailleur, elle se lisse les cheveux…

Bref, pour ce qui est des signes extérieurs d’intégration, elle a tout juste. Mais quand il s’agit de dire à sa mère qu’elle est amoureuse d’un collègue de travail français « de souche », comme on dit, c’est une autre affaire.

C’est un film très imparfait. La mise en scène est un peu plate, les personnages secondaires pas très fouillés… Mais il y a le beau duo Isabelle Carré/Rachida Brakni, l’extravertie et la coincée, qui vont finir par nouer une belle amitié.

- Et on a donc le plaisir de retrouver Rachida Brakni

Oui, et cela ne rate pas. A chaque film, on se souvient du moment où l’on a découvert cette comédienne à la fois fine, puissante et gracieuse. Ruy Blas, la Comédie française, un Molière, un César… Ici, elle est une jeune femme secrètement fascinée par sa grand-mère, Cheba Louisa. Secrètement, car cette grand-mère indigne est un sujet tabou : elle était chanteuse de cabaret en Algérie. C’est pour cela que Rachida Brakni a accepté ce rôle.

Dans le film, Jamila finit par se libérer de ses carcans. Elle devient à son tour chanteuse, comme sa grand-mère scandaleuse.

C’est Rachida Brakni qui chante des chansons composées par Rachid Taha. Je vous traduis les paroles du refrain : « Laissez-moi, laissez moi vivre ma vie ». Comme quoi, avoir une double culture, cela donne parfois un très beau résultat.

  • 7 courts-métrages sur les angoisses du métier d'acteur à Cannes

Par Laurence Peuron

Mercredi prochain, ce sera l'ouverture du 66ème festival de Cannes. A cette occasion, coup de projecteur sur une initiative de l'ADAMI, cette société qui gère les droits des artistes interprètes.

Elle a confié à 7 comédiens la réalisation de 7 courts-métrages qui seront présentés à Cannes avec, à chaque fois, le même thème : les angoisses du métier.

Clément Sibony, Léa Drucker, Pierre Nimey, Elodie Navarre ou Aure Atika se sont prêtés au jeu. Dominique Besneard était à la tête de ce casting de réalisateurs-comédiens.

Il est très fier du résultat.

Interview de Dominique Besneard

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