Lundi,j'ai eu beaucoup de mal à me lever. J'avais comme un trop plein de fatigue et sans doute bien trop bu la veille. En somme, un genre de gueule de bois ! Et tout ça à cause du blond du 20H de France 2: Laurent Delahousse . Dès que je le vois, ça m'incite à boire, parce qu'il me donne d'affreux complexes. Mais là, c'est ce qu'il a annoncé qui m'a mis dans tous mes états... C'était donc le week-end dernier, à la fin du JT:

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Stromae en direct
Stromae en direct © Yann Chouquet - Radio France

Stromae va faire une pause. Et moi, comme je l’aime beaucoup, ben ça m’a déprimé. Pourquoi Stromae s’arrête et pas Francis Lalanne ? Pourquoi Stromae s’arrête mais pas Christophe Maé ? Sous le choc, je me suis sifflé deux tiers d’une bouteille de whisky... D’où mon mal de crâne de lundi.

En plus, en lisant la presse, j’ai appris que Benoît Poelevoorde avait, lui également, décidé de s’arrêter . Et moi, comme je l’aime beaucoup, ben ça m’a déprimé. Pourquoi Poelevoorde s’arrête, et pas Victor Lanoux ? Pourquoi Poelevoorde s’arrête, mais pas Véronique Genest ? Sous le choc, je me suis sifflé le dernier tiers de mon whisky. Puis j’ai composé le numéro d’Ilana Moryoussef : « Un acteur qui s’arrête, t’en penses quoi ? » , je lui ai demandé: « Moi, j’en pense rien – elle m’a dit – mais je vais questionner Houellebecq. Il s’y connait, maintenant, Michel Houellebecq, en cinéma… » Et voilà ce qu’il a répondu :

Michel Houellebecq a vu juste, car rapidement Benoît Poelevoorde est revenu sur ses propos.

Finalement, il continue... le cinéma. Mais, du coup, si Houellebecq décidait lui aussi de continuer le cinéma, est-ce qu’il serait contraint d’arrêter l’écriture ? C’est l’hypothèse qu’a soumise Ilana à son éditrice, Térésa Crémisi :

Il y a Toutefois,il y a des écrivains qui font des pauses, de temps en temps. Et même des pauses beaucoup trop longues, aux yeux d’Ilana Moryoussef :

Le roman de Zeruya Shalev s’appelle donc « Ce qui reste de nos vie » et il est publié chez Gallimard.

Mardi, j’ai bu un café et hop, direction la radio ! A peine arrivé, je tombe sur Stéphane Capron , à qui je demande : « A ton avis, est-ce que dans le milieu du théâtre, y a des gens qui devraient aujourd’hui faire des pauses ? » Et là, franchement, Stéphane n’y est pas allé avec le dos de la carabine :

Et C’est à partir de mardi prochain qu’on pourra voir Michel Bouquet au théâtre Hébertot dans la pièce « Le roi se meurt », d’Eugène Ionesco.

Mercredi, j’ai fait un drôle de rêve dans lequel Houellebecq proposait un whisky à ma maitresse de CE1 . J’ai un souvenir très net de ma maitresse de CE1... Un jour, elle s’était mise en tête de nous faire composer un poème. J’avais regardé dehors et dehors il pleuvait : « Il pleut, il pleut, il pleut » , avais-je alors écrit, brusquement inspiré… Mais ma maitresse avait rayé cette première phrase au style rouge et noté dans la marge le mot « répétition ». De fait, je me répétais. Mais c’était un poème et mercredi, par conséquent, je suis allé au cinéma.

J’ai vu « L’institutrice », un film israélien qui raconte donc l’histoire d’une institutrice se prenant d’affection pour l’un de ses élèves… Un petit garçon de 5 ans, qui compose des poèmes d’une beauté sidérante. Elle veut le protéger de la violence du monde, quitte à se mettre elle-même en danger. Ce film est une pépite. Il faut courir le voir.

Jeudi, c’est toujours en ayant à l’esprit la pause de Stromae que je suis allé interroger Alexandra Ackoun , en charge des médias sur Inter, à qui j’ai dit : « Alex, dans le monde de la télé, y’en n’a pas quelques-uns qui pourraient faire comme lui ? »

Michel Drucker est donc habillé pour l’hiver.

Ce week-end, je n’ai pas prévu de regarder « Vivement Dimanche » . En revanche, je crois bien que je vais réécouter en boucle le début de l’interview que Stéphane Capron a faite de Michel Legrand, dont on donne, ce soir, « Les Parapluies de Cherbourg » pour l’ouverture de la saison du théâtre du Châtelet :

Ben non, quand ça veut pas, y'a rien à faire, ça veut pas.

L’autre chose que je compte écouter, c’est l’EP sorti cette semaine par « Feu ! Chatterton » , collectif de cinq Parisiens qui ont fait sensation dans les festivals cet été. C’est un peu dans la veine de Fauve, mais en moins revendicatif. Pas très loin de Bashung ou bien de Noir Désir, mais en plus littéraire… C’est du rock littéraire !

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