Hommage à Kate Barry

Jane Birkin et Kate Barry
Jane Birkin et Kate Barry © Maxppp

Elle était radieuse, ce jour là, occupée à préparer son exposition de novembre. Des portraits, des paysages deux natures mortes, trois vidéos, dont l’une consacrée au visage de sa mère.Son compagnon s’était éclipsé pour nous laisser parler, il restait les chiens et les chats. Une cigarette électronique à la main, l’anglaise Kate Barry (elle avait gardé la nationalité de son père, le compositeur de James Bond, John Barry) avait la silhouette et la dégaine de sa mère, le visage assez marqué, peut-être par des années adolescentes difficiles. Jeune fille, elle avait abusé de l’alccol et des médicaments mais elle s’en était sortie. Depuis, elle a permis à des jeunes de se soigner en créant une association d’aide aux toxico dépendants puis un centre de soins en France. Photographe reconnue depuis le début des années 2000, estimée des actrices qu’elle photographiait dans un cadre intimiste, elle était celle dans la famille Birkin qui avait choisi l’ombre , peut-être parce que trop de lumière avait éclairé le visage de sa mère et des hommes qui l’ont élevéé, pas son père le musicien John Barry séparé de sa mère un an après la naissance de Kate, mais Gainsbourg et Doillon. Sur la table de son salon, Kate Barry avait posé quelques photos, beaucoup de femmes: des comédiennes, Deneuve, Béart, Marceau et Charlotte, sa sœur. La conversation avait commencé sur la féminité dans son travail...

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