Gainsbourg à rebours
Gainsbourg à rebours © Radio France

Il a toujours dit que la chanson était un art mineur, ce qui avait le don d’irriter des auteurs comme Guy Béart ; ils s’étaient disputés très forts chez Pivot et Gainsbourg avait dit au chanteur "ta gueule, blaireau".

L’art majeur pour Gainsbourg, était l’art que son père lui avait transmis, la peinture et qu’on lui avait enseigné dans une Académie, à Montmartre. Il eut pour professeur André Lhôte et Fernand Léger.

Gainsbourg dessinait, peignait, il rêvait de devenir l’alter ego de Dali, autant pour le talent que pour la notoriété. C’est finalement la chanson qui lui a donné cette célébrité attendue, espérée.

Parce que la peinture était son art majeur, il s’est régulièrement rendu au Louvre, notamment, avec l’écrivain et journaliste Franck Maubert qui raconte ces visites et le rapport à l’art du musicien , dans la réédition de Gainsbourg à rebours , chez Fayard.

Les pas des deux hommes les menaient souvent devant le Saint-Sébastien au corps criblé de flèches, le regard vers le ciel, une œuvre de l’italien Mantegna.

La peinture a aidé Gainsbourg à devenir cinéaste , des plans lui ont été inspirés par des toiles de maître, un Uccello donne une scène d’Equateur, ce film avec Francis Huster que l’on a oublié d’ailleurs.

Le livre évoque aussi la musique classique comme source d’inspiration de Gainsbourg. C’est aussi un héritage de son enfance, de son éducation, son père était pianiste, au même titre que la poésie.

Vous chantez souvent dans votre salle de bains « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve » en ignorant que c’est du Picabia. Et si vous voulez savoir d’où vient cette mélodie de « Jane B » par Gainsbourg, en 69, vous allez chez Chopin écouter son « prélude pour piano numéro 4 en mi mineur ».

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