Vers l'An 4 du quinquennat.

Par Laurence Peuron.

La semaine politique, on regarde dans le rétro d'abord…

Souvenez-vous, on avait eu le père Noël :

Son Emmanuel Macron.

Le Président de la République faisant même un holp-up sur un héritage chéri par la gauche, le programme du Conseil National de la Résistance. Mardi, les Français ont entendu le Père fouettard

Son Edouard Philippe.

L’ingratitude de la fonction, sa grandeur aussi. Le Président trace le cap, son Premier Ministre en assure l’exécution à bon port. Avec rectitude, honnêteté et courage a cru bon insister Edouard Philippe. Trop fin politique pour ne pas anticiper que cela allait lui revenir en boomerang.

Le vrai courage a aussitôt dénoncé l’opposition aurait été de refuser d’en mettre en œuvre des injonctions présidentielles contradictoires à commencer le retour à l’école dont le conseil scientifique mis en place par l’exécutif a lui-même considéré qu’il était prématuré. Le vrai courage pour la gauche et les écologistes aurait été d’imposer des contreparties sociales et écologiques aux entreprises que l’Etat soutient à bout de bras. Il y a eu enfin les prédicateurs de l’apocalypse qui ont considéré qu’on leur mentait encore sur les urgences sanitaires.

On eut en réalité l’exercice d’équilibriste d’un serviteur de l’Etat qui lorsque l’heure des comptes viendra devra compter sur sa rectitude et son honnêteté.

Et on se projette à présent…

Dans une semaine le 7 mai, on aura l’An 4 du quinquennat... alors on va arrêter d’ergoter sur l’acte 2 à venir ou déjà en route, une page se tourne semble-t-il à en croire la Ministre du travail Muriel Pénicaud.

Son Muriel Pénicaud.

Ce que les Gilets jaunes ou les manifs du printemps n’ont pas obtenu, le virus en a eu la peau réforme de l’Assurance chômage suspendue, la réforme des retraites idem.

Mais si on en croit les récentes déclarations du patron de la République en Marche, Stanislas Guerini, il y aurait encore dans les cartons une réforme. Celle de la dépendance. Comment mieux prendre en compte la grande vieillesse. Nombre d’économistes ont reproché à la réforme des retraites sa courte vue sur les travailleurs âgés et plaidé pour qu’elle soit couplée à une meilleure protection des personnes obligées de travailler plus tard, de celles qui n’ont pas les moyens de vivre dignement leur grand âge. A cette époque antédiluvienne de l’avant Covid, le gouvernement a répondu trop cher : règle des 3%. Il serait désormais question de ressortir des cartons le projet de la CFDT sur la retraite progressive et l’aménagement du temps de travail des salariés âgés.

En ces temps où les plus de 65 ans sont instamment priés de rester chez eux où les aînés ont payé un très lourd tribut à l’épidémie, cela serait sans doute une réinvention assez salutaire.

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