J-7 : le disque rayé du corona-bashing. J+7 : après la crise, la relance, mais verte ?

La semaine politique ! Avec vous, Yael Goosz, chef du service politique. On regarde dans le rétro et on se projette... Et ce que vous retenez de la semaine, Yael, ce sont des oppositions qui tournent en rond.

Confinement, jour... euh... Je ne sais plus combien. Longueur du cheveu ? Inconnu ! Lassitude du disque rayé.

L'unité nationale peut se faire autour de la vérité, mais pas autour du mensonge. En tout cas, moi je n'en serai pas, ça c'est sûr." (Marine Le Pen, lundi matin, sur France Info)

Tout n'était donc que mensonge... La moitié de l'humanité au moins confinée, l'Europe toute entière face à sa plus grave crise depuis 1945... Mais le mensonge vient de l'Elysée. La présidente du RN s'autofélicite d'avoir été lanceuse d'alerte… Mais so what, qu'est-ce que ça change ? Tout ce petit monde zoome et skype depuis son salon, et ça nous fait une belle jambe. Et les masques, et les tests, et la chloroquine, et les municipales, à qui la faute ? Qui passera devant la Cour de justice de la République ? Combien de guillotines ?

Pour Jean-Luc Mélenchon, Olivier Veran fait de la "propagande". Et les médias "savaient" mais n'ont rien fait. Le fameux système. Emmanuel Macron sacralise une union nationale impossible. Car après le déconfinement, on sera déjà en pré-campagne présidentielle. Ping-pong sans fin et usant. 

Heureusement, il y a des élus, des députés qui parlent moins, et passent des nuits blanches, comme leurs blouses. Médecins avant d'être parlementaires, ou aide-soignante comme l'insoumise Caroline Fiat. Rien de pire qu'un politique confiné dans son salon et ses certitudes, sans autre perspective que de commenter une gestion de crise, ça tourne en rond et nous avec. 

Allez Yael, on se projette sur les jours qui viennent…

La convention climat survivra-t-elle au coronavirus ?

Ce que moi j'entends faire, c'est venir vous dire, les yeux dans les yeux, ce que j'en ferai. Si ce sont des textes de loi qui peuvent passer comme tels, je suis tout-à-fait prêt à les soumettre à référendum, in texto." (Emmanuel Macron, le 10 janvier dernier au Cese, devant les 150 citoyens tirés au sort)

Souvenez-vous, cette convention qui aurait dû clore ses travaux ce week-end. "L'écologie, priorité de l'acte 2". En le disant, j'ai l'étrange impression de parler une langue ancienne, le Macron antédiluvien. Et bien non en réalité... Car jusqu'à demain soir, la réflexion se poursuit en visioconférence. Les séminaires deviennent des webinaires, j'ai découvert ce mot. Avec un ordre du jour remanié. Que faire après la crise ? Tout le monde aura le mot "relance" économique à la bouche, Keynes superstar, mais comment faire pour qu'il y ait du vert dedans ?

Souvenez-vous de l'étincelle des gilets jaunes... Une taxe carbone théoriquement juste mais socialement non acceptée, non soutenable. Et bien quand nous constaterons le chaos économique provoqué par le virus, se posera la question des priorités, la transition énergétique sera-t-elle toujours en haut de la pile ? Comment contrer le retour probable des climato-cyniques ? Les écologistes alertent sur la déforestation et la destruction de l'habitat naturel... Mais à l'origine du Covid 19, est-ce l'homme qui a attaqué la nature ou l'inverse ? Sauront-ils convaincre dans le monde d'après ? "Make our planet great again" à l'heure du souverainisme viral. 

Hier, on a appris que la Cop26, rendez-vous annuel et mondial sur le climat, était reporté à l'an prochain. Mauvaise nouvelle. Mais la petite convention citoyenne française tient bon, « quoiqu'il en coûte ».

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.