Une rosette, des smarties et une polémique évitable.

Comment rouvrir la boite à fantasmes avec une toute petite rosette rouge et des petits bonbons ... 

"Black Rock gère plus de six milliards de dollars, c'est une boite de smarties le marché français" Agnès Pannier-Runacher

On récapitule.  1er janvier. Promotion du Nouvel an de l'Ordre national de la Légion d'honneur publiée au Journal officiel. 487 personnes "illustres ou inconnues" honorées. Et parmi elles, un certain Jean François Cirelli, ancien dirigeant de GDF-SUEZ, puis d'Engie, et surtout actuel président de la branche française du plus important gestionnaire d'actifs du monde, BlackRock. 

Depuis plusieurs semaines, les opposants à la réforme des retraites accusent Black rock de faire valoir auprès de l’État le régime de retraite par capitalisation... sur le modèle des fonds de pension américains... et sur le dos du système français actuel par répartition.  

"Ce n'est pas à l'extrême gauche de décider des gens méritants quand même?"

Du pain béni pour l'opposition qui tombe à bras raccourcis sur l'executif. C'est le côté obscure de la réforme des retraites pour le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure.  Cette légion d'honneur de Cirelli a été décidée sur le contingent de Matignon. Autour d’Édouard Philippe, on était conscient que cette distinction pouvait relancer la polémique. Mais le premier ministre est resté ... droit dans ses bottes. 

A l'Elysée qui garde la haute main sur les distinctions, Emmanuel Macron peut rayer en dernier recours des noms, c'est la même défense : "Ca n'a jamais été discuté", comprenez personne n'a considéré que c'était un problème, commente un ami du président qui s'interroge ironiquement . "Ce n'est pas à l'extrême gauche de décider des gens méritants quand même?". Apaiser qu'il disait...     

la semaine prochaine. Les parlementaires rentrent de vacances.   Assemblée Nationale et Sénat : même programme.  Devinez.  Les deux chambres vont organiser mardi un débat sur... sur ?    Les retraites. 14h30 pour l'une. Le Sénat. 21h pour l'Assemblée nationale.  

Des débats réclamés par les LR au palais bourbon, qu'ils ont obtenu sans mal au Sénat, on s'en doute. Alors que le même jour, Édouard Philippe relancera ses consultations en vue de trouver comme lui a demandé Emmanuel Macron, un compromis rapide. Le premier ministre sera sous le feu dans l'après midi pour les questions au gouvernement. 

Et on s'y arrête quelques instants.  Depuis la rentrée, l'Assemblée a réformé ses fameuses QAG. Sauf que la nouvelle formule, une seule après midi le mardi, mais deux heures avec droit de réplique ne prend pas trop. "On s'enquiquine", confiait récemment un des vice-présidents. C'est vrai que les rangs à partir de la deuxième heure sont plus que clairsemés.    L'entourage de Richard Ferrand a fait savoir que des ajustements sont toujours possible. En revanche pas question de revenir à la formule initiale. De toute façon, depuis que l'Assemblée nationale a lâché sa fenêtre du mercredi à 15h, le Sénat s'est jeté dessus pour y programmer ses propres QAG. Et il ne compte pas la lâcher.

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