Deux interviews, un discours au parlement européen de Strasbourg, un meeting qui ne disait pas son nom pour lancer la campagne des européennes à Epinal...

Et une déambulation dans les rues de Saint-dié-des-Vosges : cette semaine, Emmanuel Macron nous a fait un remake des paroles et des actes. Les paroles d'abord : 

Je ne souscris en rien au fait qu'il y aurait une coagulation des luttes

Et les actes? La preuve par le terrain. Avec une multiplication des revendications, qui certes ne s'agrège pas, mais qu'Emmanuel Macron a pu observer de près. Peit condensé : les 80 km/h, les cheminots, la loi d'orientations des etudiants.

"-Revenez sur la mesure des 80.

- Emmanuel Macron : Vous m'avez entendu, je me suis expliqué dessus.

- Oui mais c'est pas bon...

- Emmanuel Macron : Moi je vous demande simplement de pas prendre tout le monde en otage. 

- Non on n'est pas des preneurs d'otage.

- On veut le retrait de la loi ORE

- Emmanuel Macron : Vous pouvez attendre longtemps....

- Emmanuel Macron : Il faut que tout le monde se remette au boulot.

- Y en a pas. "

Emmanuel Macron a pu ressentir la grogne, diffuse mais forte et c'est ce qu’on retiendra, le chef de l’Etat est allé au front et il a donné des ssueurs froides au préfet des Vosges. Ce dernier, en voyant la foule s’est exclamé "c’est un peu compliqué là". Et lorsque le président a commencé ses discussions, il a rajouté : "S’il engage un débat tous les 3 mètres, on n’a pas fini". Effectivement, ça a duré plus de deux heures...

A suivre la semaine prochaine Cyril, les aventures d’Emmanuel Macron aux Etats Unis.

Et le marathon médiatique se poursuit dimanche : 

Extrait

Emmanuel Macron sur FOX news. Interview  avec Chris Wallace qui sera enregistrée aujourd’hui à Paris. Alors pourquoi Fox News?

Cette chaîne ouvertement populiste, réactionnaire souvent racoleuse qui s’est transformée en véritable canal de propagande d’Etat et de Donald Trump? Emmanuel Macron vise les électeurs du président américain. Opération séduction avant ces 3 jours. Il sera le premier dirigeant à effectuer une visite d'Etat dans le pays depuis l'élection de Donald Trump. Une véritable marque de confiance entre les deux dirigeants. A l’Elysée, on explique qu’ils s’entendent très bien. 

Tous deux considèrent que si ils ont gagné c’est qu’ils ont bouleversé le système établi.

 Trump apprécie le parcours d’Emmanuel Macron. Comme lui, glisse une source élyséenne, "c’est un mec qui a fait du business et qui ne vient pas du sérail".

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