J-7 : les retraites plombent l'ambiance à l'Assemblée. J+7 : Didier Guillaume en reconquête au salon de l'agriculture.

La semaine politique ! Avec vous, Cyril Graziani. On regarde dans le rétro et on se projette. Et, ce que vous retenez de la semaine, c'est cette ambiance chaotique à l'Assemblée nationale.  

On a tout entendu cette semaine : Obstruction, passage en force, flibusterie parlementaire, chant des « gilets jaunes, maccarthysme et même petites connes. Les coups sous la ceintures, les invectives, les noms d'oiseaux ont fleuri. L'Assemblée nationale offre un spectacle dont elle se serait bien passé à l'occasion du projet de loi retraites. Les discussions ont démarré lundi dans l'hémicycle, dans une ambiance électrique et, dès mercredi, l'examen a viré au blocage. 

Les députés doivent éplucher quelque 41.000 amendements. Les communistes, mais aussi les Insoumis, tentent désormais une nouvelle stratégie, multipliant les sous-amendements sur chaque amendement déposé sur l'article premier de la réforme. Hier 700 000 sous amendements. Parti comme c'est parti, la réforme des retraites ne pourra pas être adoptée avant l'été. Cela commence à sentir le 49.3.   

La « météo politique à 7 jours »  

Il y a comme un autre parfum dans l'air. L'odeur du terroir. Le salon de l'agriculture ouvre ses portes demain, inauguré par Emmanuel Macron. D'ailleurs, impossible de savoir à quelle heure il arrivera, car le chef de l'Etat est en pleine discussion au sommet européen sur le budget de l'UE, avec un volet la PAC qui sera suivi de près par les organisations agricoles. Le chef de l’État veut particulièrement soigne les agriculteurs. Il a reçu à l’Élysée, l’ensemble des représentants des syndicats agricoles pour des entretiens préparatoires bilatéraux.  

Pour la première fois depuis bien longtemps, le Salon de l’agriculture s’ouvre sans crise majeure pour les filières françaises. 

Ce salon, ce sera aussi l'occasion pour le ministre de l'agriculture de retourner à la campagne. Mais pas celle que Didier Guillaume espérait. "L’épisode Biarritz est derrière lui" jurent ses équipes. La candidature de Didier Guillaume pour les municipales a été débranchée par le président. Un changement de ministre aurait été plutôt malvenu à la veille du plus grand événement agricole de l’année. 

Car on l'a vu avec Agnès Buzyn, sur des dossiers aussi fondamentaux, il faut des ministres de plein exercice. Compliqué d'aller faire campagne un  jour et le salon le lendemain. Néanmoins, l’épisode a été douloureux pour l'ex socialiste . "Il va devoir refaire ses preuves auprès des syndicats agricoles qui ont moyennement apprécié la blague", persifle un de ses collègues. Commentaire d'un de ses syndicats : "Oui, ça flottait". Avec cette parenthèse biarrote, Didier Guillaume ne s'est pas fait que des amis au gouvernement. "Il s'est assis sur le Modem", regrette un ténor de la majorité. Le ministre de l'agriculture repart en conquête, lui qui selon certains de ses proches, pourrait ne pas faire de vieux os à son ministère car il s’intéresserait de près à la direction de campagne du futur candidat Macron pour 2022.

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