L’episode Sanofi aura été une aubaine pour Emmanuel Macron. Le laboratoire a rétropédalé après avoir annoncé que le traitement contre le COVID serait livré en priorité aux américains

L’episode Sanofi aura été une aubaine pour Emmanuel Macron.

Le laboratoire a rétropédalé après avoir annoncé que le traitement contre le COVID serait livré en priorité aux américains. Coup de téléphone présidentiel au patron de Sanofi, l’affaire est close. Mais elle a permis à l’Élysée de montrer qu’avec la crise du Covid-19, si certains en doutaient encore, la question de la souveraineté est devenue extrêmement sensible.

Une priorité qui n’est pas une conversion pour Emmanuel Macron. La souveraineté est dans l’ADN du chef de l’État affirme un de ses amis, rappelant notamment sa jeunesse chevenementiste. 

"Macron ce n’est pas du souverainisme d’estrade, c’est la souveraineté du réel" balance un de ceux en qui Emmanuel Macron a entièrement confiance. 

L’estrade... suivez mon regard. Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Florian Philippot prônent une souveraineté nationale. Les souverainistes de droite qui ont bien du mal à parler d’une même voix. 

Emmanuel Macron marche sur leurs plates bandes, tout en soignant son électorat pro européen et en restant constant. Dans son discours de la sorbonne sur l'Europe, il l’appelait déjà de ses vœux. Trouver le juste milieu entre souverainisme national et européen comme il l’a clamé avec Angela Merkel lors de sa conférence de presse mardi.   

La souveraineté devient un des principaux enjeux de l'époque. Certainement une des grosses batailles de 2022

A suivre la semaine prochaine. Coucou la revoilou. La fameuse application Stop covid. Elle fera l’objet d’un débat et d’un vote au Parlement mercredi prochain. Comme Édouard Philippe l’avait promis le 28 avril dernier. 

Le gouvernement a revu sa copie.  Et dès hier, il a publié un dossier sur cette application tant controversée, notamment sur deux points : l'anonymat du procédé et à la préservation des données personnelles:. Dans ce document, Cédric O, secrétaire d’État en charge du Numérique, cherche à rassurer : "l’application est anonyme, d’installation volontaire et son utilisation limitée à la crise du Covid-19."

Le gouvernement a été contraint d’assortir ce débat d’un vote par la pression des députés, y compris de son propre bord. Alors il fait du service avant vente… pour surtout calmer les siens. 

Car un vote négatif et une nouvelle défiance de la majorité ferait à nouveau très mauvais genre. Et l’exécutif veut s'éviter une nouvelle crise de nerfs. 

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