Trois journées au pas de charge pour Edouard Philippe, qui était hier dans les Ardennes...

La question est posée par Laurence Peuron:

Extrait

En tout cas, c'est lui... c'est Edouard Philippe, qui officiellement hier, a réceptionné le rapport Borloo... Sauf qu'initialement, ce n'était pas inscrit à son agenda... Même chose la veille, avec cette réunion rajoutée sur Notre-Dame-des-Landes pour faire une point sur la situation. Sans oublier, une discussion avec les présidents d'université... et cette main tendue aux syndicats de la SNCF - ça, c'était mardi - par voie de communiqué.. Objectivement, ces différents dossiers sont suivis - régulièrement - par le Premier ministre... mais il est vrai qu'on n'en entend pas toujours autant parler... de même que les rendez-vous ne sont pas toujours aussi rapprochés.  En fait, que s'est-il passé? // L'exécutif a très vite compris que les premières images notamment, du président Macron - en visite d'Etat aux Etats-Unis - entre belles tenues et dîner de gala... risquaient d'apparaître décalées par rapport aux grèves, aux blocages, bref aux tensions que vit en ce moment notre pays... Il fallait donc réussir à effacer cette mauvaise concordance des calendriers. C'est ce qu'a fait Edouard Philippe... avec cette sur-activité, cette mise-en-scène - cette mise en forme tout à fait orchestrée -... L'objectif, c'était de montrer qu'entre Emmanuel Macron et son Premier ministre, il y aura toujours quelqu'un pour s'occuper des Français.

Allez, Carine, on se projette : qu'est-ce qui nous attend la semaine prochaine ? 

Un 1er mai - à Nice - pour Marine Le Pen... // Pourquoi Nice? Eh bien, ce n'est pas si simple à décoder.

  Extrait

Explications signées : Sébastien Chenu... député et porte-parole du Front National. Donc, Marine Le Pen fête Jeanne d'Arc, dans les Alpes-Maritimes, pour se démarquer de son père... et pour agacer ses concurrents à Droite.

Et c'est tout ? 

Jeanne d'Arc cette année, n'est qu'un prétexte. Le Front national - désormais "nouvelle version" - a décidé d'organiser, mardi, une "Fête des Nations"... Comprenez par là, une fête des Nations - évidemment - "souveraines"... En réalité, à un an de l'échéance, Marine Le Pen est en train de préparer les élections Européennes. Alors avec qui ?? Avec ses amis du parti européen - le MENL - auquel elle appartient... Et elle a invité - pour son rassemblement, à Nice, du 1er mai - des Allemands... des Autrichiens... des Tchèques... des Italiens... qui ont tous enregistré cette année - chacun dans leur pays -, de vraies poussées nationalistes... Et la présidente du FN espère s'inscrire dans cette redoutable dynamique. Donc, la bataille va pouvoir commencer... entre Emmanuel Macron, le "pro-européen" et Marine Le Pen - qui ne s'affiche plus comme une "anti" -, mais qui est devenue, dit-elle, une "alter-européenne"... Et entre les deux, il n'y a déjà presque plus de place pour les autres partis.

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