Comment réintroduire la biodiversité dans nos villes minéralisées? Les toitures végétalisées semblent être une bonne solution et font l'objet d'un interet grandissant pour leurs bénéfices écologiques comme l'acceuil de la biodiversité, la rétention d'eau et le rafraichissement.

Les toitures végétalisées, les nouveaux écosytèmes urbains
Les toitures végétalisées, les nouveaux écosytèmes urbains © Getty / David Burton

Les toitures végétalisées font l’objet d’un intérêt grandissant, en lien avec les politiques en faveur de la nature en ville. On leur associe de multiples bénéfices écologiques, comme l’accueil de la biodiversité, la rétention d’eau, le rafraîchissement, bien que ces derniers soit encore peu objectivement évalués dans la réalité. Afin de combler ces lacunes, l'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France et ses partenaires ont engagé en 2017 l’étude GROOVES pour Green ROOfs Verified Ecosystem Services pour tenter de mieux comprendre l’écologie de ces nouveaux écosystèmes urbains et apporter des préconisations à leurs concepteurs et gestionnaires.

Plusieurs questions ont motivé l'étude GROOVES : quelle biodiversité trouve-t-on sur les toitures végétalisées ? Quelles fonctions écologiques y sont associées ? Quelles différences entre les toitures et les systèmes de végétalisation ? Est-ce comparable aux autres espaces de nature urbains ? Comment mieux conseiller la maitrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre sur la conception et la gestion optimale de ces objets pour la biodiversité ? Pour répondre à ces questions , 34 toitures de typologies différentes (extensives, semi-intensives et intensives) ont fait l’objet d’analyses, via des inventaires des plantes et des invertébrés (dont les pollinisateurs), et des prélèvements de substrats, afin de mieux comprendre leur rôle écologique. Après 3 ans d’étude, les premiers résultats viennent confirmer le rôle joué par les toitures végétalisés sur l’accueil de la biodiversité et la capacité à remplir des fonctions écologiques. Ils montrent aussi des limites et une grande variation entre les formes de végétalisation, ce qui permet de dégager quelques grandes tendances pour les concepteurs et gestionnaires.

avec  Marc Barra écologue à l'Agence régionale de la biodiversité d'Ile de France. Il enseigne l’écologie et la biodiversité à l’université  Paris Saclay et à l’Institut catholique de Paris. Il s’intéresse particulièrement à l’écologie urbaine et aux solutions pour repenser l’urbanisme, l’architecture et la construction avec la nature. Il a rédigé plusieurs ouvrages sur le rapport entre les sociétés et la biodiversité, notamment « Bâtir en favorisant la biodiversité » et « Économie et biodiversité : produire et consommer dans les limites de la biosphère ». Il est administrateur de l’Association Française Interprofessionnelle des Écologues et enseigne dans plusieurs universités (Paris-Saclay, l’Ecole d’Urbanisme de Paris, Cergy-Pontoise, Institut Catholique de Paris, École des Mines

et Hemminki Johan , naturaliste et écologue à l'Agence régionale de la biodiversité d’Ile-de-France. Spécialisé en entomologie, il s'intéresse notamment aux démarches et pratiques favorables à l'intégration de la biodiversité dans le milieu urbain. A travers plusieurs études de l'Agence, il cherche également à mieux comprendre le rôle et les interactions avec le vivant de certains espaces tels que les cimetières, les toitures végétalisées ou les sites en agriculture urbaine. A travaillé sur le volet naturaliste, sur  l’inventaire des insectes et des invertébrés de manière générale et à  l’élaboration des protocoles de l’étude Grooves

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