Le 22 février prochain, le premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le plus vieux en activité en France, sera arrêté. Mis en service en 1977, il aurait pu vraisemblablement fonctionner plusieurs années, mais EDF se conforme ainsi à la demande de l’Etat, en vertu de la loi climat énergie.

Centrale nucléaire de Fessenheim en 2015
Centrale nucléaire de Fessenheim en 2015 © Getty / picture alliance / Contributeur

Invité du jour

La loi climat énergie adoptée en décembre dernier prévoit de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité française de 75% aujourd’hui à 50% en 2035. Les défenseurs de l’industrie nucléaire s’insurgent contre cette fermeture. Ils estiment, à juste titre, que le nucléaire est une outil efficace pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils considèrent qu'il est absurde de s’en passer et réclament l’allongement de la durée de vie du parc nucléaire français à 50 ans, tout en appelant à construire de nouveaux réacteurs plus puissants, les EPR, pour les remplacer. Un premier EPR est en construction en France depuis 2007. Un chantier qui aurait dû durer 5 ans et coûter 3,5 milliards. Mais ce chantier s’éternise et le prix s’envole : au final, s’il entre en service fin 2022 tel qu’il est désormais planifié, il aura coûté au moins 12,9 milliards d’euros, soit près de quatre fois plus que le devis initial.

En matière climatique, l’énergie nucléaire est en effet l’une des sources d’énergies dont l’usage génère le moins de gaz à effet de serre. Mais l’absence de solution définitive pour ses déchets, dont certains peuvent rester dangereux pendant des millénaires, et le risque d’accidents graves comme il s’en est produit à Fukushima (2011), Tchernobyl (1986) et Three Mile Island (1979), incitent de nombreux écologistes à réclamer l’abandon du nucléaire, comme nos voisins allemands, belges ou suisses ont entrepris de le faire.

L’économiste Alain Grandjean préside la Fondation Nicolas Hulot, il défend une sortie en douceur du nucléaire, et l’abandon de l’EPR. A l’inverse, Valérie Faudon, déléguée générale à la Société Française d’Energie Nucléaire, prône un rallongement de la durée de vie des réacteurs actuels, et leur remplacement partiel par de nouveaux réacteurs EPR, pour conserver un socle important de nucléaire dans la production électrique française.

Vos solutions pour la planète

Emeline Declerck est horticultrice, elle produit des fleurs bretonnes, bio et de saison à la Ferme de Lescinquit, à Plouigneau (près de Morlaix).
Elle s'inscrit dans le slow flower, un mouvement qui part des pays anglo-saxons, il prône la fleur locale, ce n’est pas forcément bio mais l’idée est plutôt de consommer de saison et de façon responsable.

Invité découverte 

Les abysses recèleraient des quantités considérables de minéraux de grande valeur, notamment des métaux. Soit sous forme de nodules, comme dans la zone Clarion-Clipperton, dans le Pacifique, où de nombreux permis d’exploration ont été accordés, soit sous forme de croûtes près des zones hydrothermales, ou de croûtes riche en cobalt, sur les pentes de volcans sous-marins. Et pourtant, on commence à peine à découvrir la richesse de la biodiversité dans ces environnements profonds. Une vraie course contre la montre s’est engagée entre les biologistes et les industriels qui lorgnent sur ces richesses minérales sous marines.

Pierre-Marie Sarradin est écologue, responsable d’une unité de recherches sur les écosystèmes profonds à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. Il est notamment responsable de l’observatoire de fond aux Açores, sur le site Lucky Strike.

La série de reportages de la Terre au Carré, signée Julie Pietri

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Etape numéro 2 : «Du papier, des bouteilles… mais aussi un slip, des rollers : le quotidien d’un centre de tri »

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