L'incendie de l'usine Lubrizol, survenu dans la nuit du 25 au 26 septembre, a fait resurgir dans le débat public la question des risques liés aux activités industrielles. Souvent spectaculaires, les accidents nous interpellent en effet sur la sécurité de ces sites situés à proximité des villes.

Le risque d’accident industriel est-il mieux maîtrisé aujourd’hui ?
Le risque d’accident industriel est-il mieux maîtrisé aujourd’hui ? © AFP / Philippe Lopez

Invité du jour

Jean-Baptiste Fressoz est historien de l’environnement et auteur de L’apocalypse joyeuse. Une histoire du risque technologique (Seuil, 2012). 

En 1810, un décret a soumis à autorisation les industries et les artisans ayant des activités considérées dangereuses, insalubres ou incommodes. Par ce texte, l’État a organisé une consultation du voisinage préalable à l’installation et a imposé des conditions et des règles à l’exercice de ces activités.

C’est donc pour protéger ces acteurs industriels qu’apparaît ce décret de 1810. On dit souvent qu’il est fondateur du droit de l’environnement, mais il est plutôt fondateur du droit à polluer : il faut que les usines demandent une autorisation administrative, mais une fois que l’usine est autorisée, leur droit d’exercer n’est plus menacé même en cas de pollution avérée. 

Pour aller plus loin :

[ à consulter ] La directive SEVESO et la loi Risques

[ à consulter ] Les pétitions contre les usines existaient en 1800 

[ à consulter ] La réglementation du risque industriel, le décret de 1810

Vos solutions pour la planète 

Elodie Masseguin est coordinatrice des programmes participatifs pour Tela-Botanica et invite à recenser la flore des pieds d'arbres grâce au programme sTREEts.
sTREEts est un nouveau programme de sciences participatives lancé en mars dernier qui propose aux citoyens d’observer la flore en bas des arbres. C’est un programme autour de la biodiversité urbaine. Streets est  le « petit frère » en quelque sorte de Sauvages de ma rue, un autre programme de sciences participatives. 

Invité découverte 

Gwénaëlle Abolivier est journaliste et auteure, elle vient de publier « Tu m’avais dit Ouessant » éditions Le Mot et le reste.Elle a passé trois mois à l’hiver 2015 dans le sémaphore de l’île d’Ouessant, l’île du Ponant la plus éloignée du continent. Elle avait pour volonté de vivre une expérience d’immersion au contact des éléments et des habitants pour faire ce récit.

Reportages

La série de reportages de La Terre au Carré, signée Caroline Gillet

Portraits d'une jeunesse engagée pour l'environnement

►►► Episode 1 : Extinction rébellion

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