Les Hommes s’interrogent sur leur passé à travers les ruines, et se fascinent pour leurs vestiges. Monuments, vestiges, écrits sont autant de traces des Hommes du passé qui constituent une mémoire. Les ruines sont plurielles à travers les civilisations et s'expriment sous différentes manières.

Ruines du temple d'Héra dans la Vallée des Temples, zone archéologique d'Agrigente, en Sicile
Ruines du temple d'Héra dans la Vallée des Temples, zone archéologique d'Agrigente, en Sicile © Getty / MassanPH

Dans la définition donnée par l’archéologue Alain Schnapp, les ruines sont tiraillées entre mémoire et oubli, entre nature et culture et entre matériel et immatériel.  

L’auteur de Une histoire universelle de ruines aux origines des lumières s’attèle dans son œuvre à mettre en lumière les différentes manières qu’ont les Hommes de traiter avec leur passé via les ruines, les premiers actes d’antiquaires et s’appuie sur les écrits poétiques du passé qui apportent la compréhension de ces ruines.  

La ruine porte en elle une conscience du passé, même dans des sociétés sans écriture. Mais la ruine au sens occidental du terme n’est pas suffisante pour permettre un inventaire de toutes les sociétés, des différences dans le rapport au passé, entre des sociétés très éloignées des nôtres et les nôtres.

Que dit notre rapport aux ruines de nos civilisations ? Comment la notion de ruines s'exprime dans les cultures à travers le monde ?

Chaque société, même celles qui nous paraissent les plus fragiles comme les chasseurs-cueilleurs ou les plus ambitieuses ont besoin du passé.

On en parle avec l'archéologue Alain Schnapp, fondateur et ancien directeur de l’institut national d’histoire de l’art, auteur de Une histoire universelle des ruines aux origines des lumières Librairie du XXIe siècle au Seuil et de La conquête du passé (réédition de 1983 aux éditions La Découverte) 

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