La paléoanthropologie apporte la preuve du métissage entre les différentes humanités du passé grâce aux fossiles mais aussi grâce à l'ADN.

Le métissage serait encore plus ancien qu'on ne le pense. Ici l'homme de Néanderthal au Museum d'Histoire naturelle de Londres
Le métissage serait encore plus ancien qu'on ne le pense. Ici l'homme de Néanderthal au Museum d'Histoire naturelle de Londres © Getty / Mike Kemp

Des unions entre hommes modernes et femmes néandertaliennes, des rapprochements entre les Dénisoviens et les Humains modernes, des mouvements de populations,  des fossiles et des analyses génétiques démontrent que des rencontres, et bien plus si affinités, ont bien eu lieu par le passé. Des études publiées récemment apportent la preuve de ces métissages.

Des unions entre Homo Sapiens et Néandertal et l'épopée du chromosome Y entre Sapiens et Néandertal

Il y a 150 000 à 300 000 ans, des unions entre des hommes modernes et des femmes néandertaliennes auraient conduit au remplacement du chromosome sexuel mâle néandertalien par celui de sapiens. On savait déjà , en 2010, qu’il y avait rencontre entre 40 000 ET 60 000, car des traces de 1%   à 4% de notre ADN sont héritées de Néandertal, qui lui a disparu il y a 30 000 ans.

Un morceau de phalange rapproche plus les Dénisoviens des Humains modernes que des Néandertaliens. Un morceau de phalange provenant de la grotte de Denisova en Sibérie et contenant de l'ADN exceptionnellement préservée a permis d'obtenir , en 2010, la séquence de son génome et a mis en évidence une population humaine inconnue jusque là, les Dénisoviens, proche des Néandertaliens. L'analyse et l'étude morpho-métrique d'un fragment de phalange qui a permis de déchiffrer le génome Dénisovien a montré que la phalange est très proche de celles des humains modernes et éloignés de celle  des Néandertaliens.

L’Europe n'est que mixité ! 

L'histoire génétique des Européens est en partie dévoilée grâce à une étude génétique de grande ampleur sur l’ADN européen ancien.  Les scientifiques ont séquencé le génome complet de 51 humains ayant vécu entre - 45 000  et - 7000 et ils ont démontré que jusque vers -14 000, tous les européens étaient issus de la même population fondatrice elle même divisée en deux branches distinctes. Cette étude montre aussi que différentes branches de cette population fondatrice ont contribué à l'ADN des européens actuels. Elle  montre également une diminution de 6 à 2% de la composante néandertalienne dans le génome des premiers européens  et  cette diminution résulterait d’un processus de sélection négative vis a vis de cet ADN.

avec Isabelle Crèvecoeur, paléoanthropologue, spécialisée sur les périodes récentes de la préhistoire en Afrique et en Europe. Chercheure au CNRS, affiliée au laboratoire PACEA de l'Université de Bordeaux,   elle travaille sur la diversité passée des hommes modernes en Afrique, et de la variabilité biologique et comportementale des Néandertaliens.

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