Au menu du Club de la terre au Carré : il y a des flamants roses, de l'aventure spatiale, et un son vieux de 18 000 ans

La conque de Marsoulas, un coquillage qui fait résonner des sons vieux de 18 000 ans 

Marsoulas est une grotte ornée, c’est la première grotte découverte dans les Pyrénées en 1897. En 1931, lorsque le coquillage est découvert, il est impossible psychologiquement et culturellement de voir une conque explique l'archéologue Carole Fritz première signataire d'un article publié le 10 février dans la revue scientifique américaine Science Advances. Le coquillage fait 31 cm de long sur 20 de large donc il interpelle, et est dans un premier temps interprété comme un objet pour boire. 

Ce coquillage est à présent regardé autrement. Il a été aménagé par l’Homme pour qu'on puisse souffler dedans ou moduler le son avec la main, mais concernant la fonction de la musique il n'y a pas encore de réponse.

On en parle avec Carole Fritz, archéologue, spécialiste d’art préhistorique.

Le flamant rose, oiseau exceptionnel, est un excellent modèle pour parler des enjeux de la protection de la nature. 

Ce sont des animaux aux longues pattes munies de pieds palmés, au long cou reptilien et au bec courbé.  Le bec des flamants roses  est spécialisé dans la filtration de l’eau et Il parvient à filtrer des proies dont la taille se situe en 0,5 et 6 millimètres. Le rose flamant est assez rare dans le monde des oiseaux. Toutes les espèces de flamant ayant en commun cette couleur est appelée Phœnicoptéridé. Les poussins naissent avec un duvet gris brun puis blanc terne. La coloration rose ne s’acquière que progressivement et n’est définitive qu’à la maturité sexuelle vers 3 ans. 

Mais ce rose est un rose pour séduire. Plus le flamant est rose intense, plus il aura la chance de séduire. La coloration rose dépend des caroténoïdes  utilisés dans la défense immunitaire donc être bien rose est un signe de bonne santé, un signal de qualité. Mais il est aussi danseur : les deux sexes paradent en danses synchronisées et la coloration est particulièrement intense durant la reproduction. Ils se toilettent,  se maquillent de pigments excrétés par leur glande uropygiale, glande située près du croupion qui secrète une huile utilisée par la plupart des oiseaux pour imperméabiliser et protéger les plumages. Seulement voilà, il est  considéré comme vulnérable car inféodé aux zones humides dont il dépend . Grâce à des mesures de conservation sur le terrain cet oiseau est aujourd’hui une espèce emblématique de la Camargue. L’histoire du sauvetage du flamant rose révèle un vaste réseau d’acteurs qui participent à la protection de la nature, en particulier dans le cadre du plus grand projet de restauration écologique d’Europe. Dans l’ombre de ce succès, se dissimulent de nombreuses questions sur l’état de la nature et des relations que nous entretenons avec elle.  

Le livre « Politiques du flamant rose » de Raphael Mathevet et Arnaud Béchet aux Editons Wild Project Collection le Monde qui vient  raconte, au plus près du terrain, les histoires, les conflits et les alliances d’un territoire, et invite à penser le territoire des autres et les conditions de la coexistence avec les qu’humains. La Tour du Valat, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes, a décidé de valoriser cet oiseau mythique pour sensibiliser à la préservation des zones humides  et lance la campagne "Adopte un flamant" pour préserver les zones humides de Méditerranée. 

avec Arnaud Béchet, écologue et directeur de recherche  à la Tour du Valat et à l’Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes. Il dirige depuis 2002 l’étude à long terme des flamants roses en Camargue et en Méditerranée. Il est co auteur du livre  « Politiques du flamant rose, vers une écologie du sauvage  » avec Raphaël Mathevet Edition Wild Project Collection Le Monde qui vient". La tour du Valat lance l’opération « Adopte un flamant rose » pour préserver les zones humides de Méditerranée ! 

Que pourra-t-on voir dans le ciel en 2040 ?

A l'heure où la réalité  rejoint la fiction, où l'espace est plus que jamais un enjeu  géopolitique, économique et climatique majeur, Maxime et Hugo Lisoir nous invitent à faire le point sur les grands sujets qui animent  l'astrophysique et l'astronautique ces dernières années : vols habités  jusqu'à Mars et au-delà, débris orbitaux, astéroïdes tueurs, énergie et  matière noire...  Entre rétrospective et prospective, ils décryptent les grandes étapes passées de la conquête du cosmos, pour tenter d'imaginer la grande aventure spatiale de demain… 

Auteurs d'un livre intitulé 2040 : Tous dans l’espace ? aux Editions Alisio, ils nous parleront aussi de leur chaîne YouTube de vulgarisation scientifique Hugo Lisoir suivie par plus de 340 000 abonnés.

Les invités
  • Carole Fritzarchéologue spécialiste de l’art préhistorique , chercheure au Cnrs et responsable du Centre de recherche et d’études de l’art préhistorique Emile-Cartailhac à la Maison des sciences de l’homme et de la société de Toulouse
  • Arnaud Béchetécologue et directeur de recherche à la Tour du Valat
  • Hugo LisoirVidéaste et vulgarisateur sciences
  • Maxime Lisoirvidéaste et vulgarisateur sciences
L'équipe