Au menu du club, des super-coraux pour préparer les coraux à faire face aux vagues de chaleur à venir. Une technique novatrice pour étudier une faille sismique non loin de l'Etna. Et enfin, on s'intéresse aux ours polaires, emblèmes du réchauffement climatique et super-prédateurs.

Ours polaire
Ours polaire © Christian Kempf

L’évolution assistée, un nouvel espoir pour les coraux

La corail vit en symbiose avec une micro-algue invisible à l’œil nu, qui vit dans ses tissus, la zoozanthelle. Grace à cette algue, il récupère 90% de l'énergie dont il a besoin pour se nourrir, il va faire ainsi son squelette calcaire. Les coraux construisent les barrières coralliennes, les récifs coralliens ces structures que l’on va pouvoir voir depuis l’espace.

C’est un organisme complexe et fascinant nous raconte Laetitia Hedouin, chargée de recherche CNRS, elle travaille au laboratoire CRIOBE à Moorea.

Biologiquement il est très intéressant et il a une grande plasticité. Quand on lui laisse le temps, il peut répondre à des modifications environnementales ; il va par exemple adapter son squelette en fonction des zones où il vit, ses petites algues peuvent aussi changer.

Ces 5 dernières années depuis 2014, dans le monde, il y a eu de gros épisodes de blanchissement coralien, fréquents et intenses. Ces épisodes apparaissent quand la température de l’eau devient anormalement chaude. Pour freiner ce désagrègement, les scientifiques expérimentent l'évolution assistée qui consiste à créer des super-coraux capables de résister à la hausse des températures. 

“Coraux l’ultime métamorphose" diffusé le samedi 16 janvier 2021 à 21h40 et déjà dispo sur le site Arte.tv

Les ours polaires 

Cela fait près de 50 ans que Christian Kempf va rencontrer, de loin, les ours polaires tous les étés via des expéditions dans les territoires polaires. Il publie "Ours polaires", un beau livre illustré de photos réalisées lors de croisières expéditions de la Société Grands Espaces pour laquelle Christian Kempf, son fondateur, opère. 

Avant d'être l'emblème de la disparition de la banquise et du réchauffement climatique, l'ours polaire est un super-prédateur, un grand carnivore et a longtemps subi la chasse pour sa fourrure. Les phoques représentent 95% des proies, l’ours en chasse entre 40 et 70 par an. Il peut s’attaquer aux baleines blanches, morses, bien plus lourds que lui. S'il est mis en danger par la disparition de son milieu, la menace la plus lourde qui pèse sur lui est la chasse.
Ce sont chaque année environ 750 ours blancs qui étaient tués en 2018-2019 en Alaska et au Canada, 150 à 200 au Groenland et 300 braconnés en Russie ; un total de 1200 ours. 

On en parle avec Christian Kempf. 

Une technique novatrice pour étudier une faille sismique non loin de l'Etna

Un câble sous-marin pour étudier une faille sismique de 80 km de long au large de la ville de Catane, au fond de la mer Ionienne, la faille nord Alfeo. Une faille très profonde est connectée aux failles de l'Etna.
“La faille étudiée se connecte à un réseau de failles, c’est comme des dominos.” explique Marc-André Gutscher sismotectonicien et directeur de recherche au CNRS, il dirige le Laboratoire Géosciences Ocean (LGO).

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