Selon les Nations Unies, les peuples autochtones comptent quelque 370 millions de personnes sur la Terre, réparties dans 90 pays et plus de 5000 cultures différentes. Quelles réalités sociales et économiques recouvrent la notion de peuple autochtone d'un pays à un autre ?

Les Indiens d'Amazonie
Les Indiens d'Amazonie © Getty / FG Trade

Invités du jour

Outre les problèmes de dégradation des sols, de contamination des rivières et d’empoisonnement des ressources naturelles et humaines, que dénoncent les autochtones depuis des décennies, les populations s’opposent aujourd’hui à une nouvelle volonté de « mise en valeur » du territoire. En Amazonie, l'orpaillage met en péril l'équilibre de la forêt et la vie des communautés indigènes. 

Douze ans après l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, qu’en est-il du respect de ceux-ci face à l’augmentation de l’extraction des ressources sur leurs terres ? 

Irène Bellier est anthropologue au Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (EHESS) et spécialiste des enjeux de la mondialisation et du mouvement international des peuples autochtones, elle est aussi vice-présidente du Groupe International de Travail pour les peuples autochtones. 

Giliarde Juruna est Cacique, chef d’un village du peuple Juruna, en Amazonie. 

Kadi Éléonore Johannes, Kali’na de Guyane française, présidente du Collectif des Premières Nations de Guyane, porte-parole du collectif Or De Question. 

Giliarde Juruna, Kadi Leonore Johannes et Irène Bellier interviennent dans le cadre de Cité philo au Théâtre du Nord à Lille « L’Eldorado ou l’enfer» :

  • Samedi 16 novembre 2019 à 16h (première partie : L’extraction de l’or et ses conséquences) 
  • Dimanche 17 novembre 2019 à 19h (deuxième partie : Du droit des peuples autochtones )

Vos solutions pour la planète

Francois Chiron est chercheur et enseignant à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement (AgroParisTech). Il est co-responsable, avec Carmen Bessa-Gomes, de BirdLab, un jeu collaboratif pour observer les oiseaux à la mangeoire, en collaboration avec Vigie-Nature du  MNHN. François Chiron est auteur du Manuel d’écologie urbaine avec Audrey Muratet et Myr Muratet aux éditions Presses du Réel. 

Invité découverte

Jean-François Ghiglione, est écotoxicologue au Laboratoire d’océanien microbienne de Banyuls sur mer, et responsable du Groupement de Recherche sur les polymères et l’océan.
Le 12 novembre, une équipe internationale (USA, UK, Nouvelle-Zélande) rapporte dans la revue scientifique PNAS la découverte de quantités importantes de micro-plastiques dans des larves de poissons pêchées près de Hawaii, dans ce que l’on a qualifié — un peu abusivement— de 7e continent, une région du Pacifique qui concentre d’importantes quantités de plastique.  
Ces travaux sont originaux à deux titres : il ont été faits en milieu naturel et non en laboratoire, et ils portent sur le premier stade de vie des poissons, quand les études se sont concentrées sur les adultes.

Sur les centaines de larves disséquées, près de 9% contenaient des particules de plastique, un phénomène qui touche 7 des 8 espèces étudiées, dont l’espadon, consommé par les humains, et un poisson-volant, une proie recherchée par les thons et les oiseaux marins.  

Larves de poissons pêchées près de Hawaii
Larves de poissons pêchées près de Hawaii / Courtesy of Jonathan L. Witney

Pour participer  

Réagissez, commentez et posez vos questions sur les réseaux sociaux, la page Facebook de l'émission, #LaTAC et @LaTacfi sur Twitter, et au 01 45 24 7000, nos invités répondent en direct à vos interrogations. 

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Les invités
  • Irène Bellieranthropologue au Laboratoire d'Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales
Programmation musicale
L'équipe
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