Elles envahissent nos champs, nos villes, nos jardins. Elles sont le cauchemar des jardiniers professionnels et amateurs, et une sacrée aubaine pour les vendeurs d'herbicides. Pourtant ces plantes que l'on chasse de façon presque systématique semblent avoir plus à offrir que leur simple présence...

Les mauvaises herbes, pas si mauvaises que ça
Les mauvaises herbes, pas si mauvaises que ça © Getty / Tom Werner

La biodiversité propre aux mauvaises herbes a chuté de 50% en 70 ans. Pas alarmant ? Pourtant ces plantes ne sont pas là que pour nous nuire : des récentes recherches en agroécologie prouve les bienfaits de mal-aimées "mauvaises herbes" pour l'environnement. 

Contrôle des populations de ravageurs, pollinisation accrue, purification de l'eau et on en passe... Voilà autant de services qu'elles nous rendent, directement ou indirectement, sans même que l'on s'en rende compte. C'est parce que beaucoup de ces plantes sont à la base d'énormes réseaux trophiques. Telle plante sert par exemple de repaire à la coccinelle, une auxiliaire de culture connue pour son appétit pour les pucerons. Telle autre plante, avec ses fleurs, va favoriser la pollinisation et contribuer à augmenter la population des pollinisateurs... A chaque fois, c'est un écosystème entier qui peut profiter de la présence de ces plantes, aussi appelées adventice par les cherchers.

En ville aussi, elles nous veulent du bien. Depuis quelques années florissent d'ailleurs des nouveaux projets urbains de gestion des espaces verts. L'idée : laisser faire la nature. Et sensibiliser les gens à la question.

On fait le tour des préjugés que subissent ces plantes aujourd'hui avec nos invitées :

Programmation musicale
L'équipe