Le modèle cosmologique standard prédit que les galaxies naissent au sein de filaments de gaz et de matière noire. Pour la première fois, ces filaments ont pu être observés directement grâce à l’instrument MUSE installé sur le Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO de l'Observatoire Paranal au nord du Chili.

Les galaxies naines pour étudier la jeunesse de l'univers
Les galaxies naines pour étudier la jeunesse de l'univers © AFP / JUAN GAERTNER / SCIENCE PHOTO LIBRARY / JGT

Roland Bacon est le concepteur de MUSE, ce spectromètre installé sur  le Very Large Telescope au Chili. MUSE permet de regarder l’univers à 10  milliards d’années lumières, avec une précision jamais égalée… 

Avec cet instrument, les  scientifiques cherchent à observer les galaxies aux confins de  l’Univers, pour mieux comprendre son évolution…  

Pour la première  fois, plusieurs de filaments gazeux ont pu être observés directement. 

Grâce à un long processus de traitement et d’analyse des données  durant une année, l'équipe de Roland Bacon a en effet réussi à révéler la lueur des filaments  d’hydrogène, et à obtenir les images de plusieurs filaments tels qu’ils étaient 1 à 2 milliards d’années après le big bang, une époque clé pour  comprendre comment les galaxies se forment à partir du gaz de la toile  cosmique. 

Ces images, aujourd'hui, permettent d'en savoir plus sur cette toile cosmique si mystérieuse.  

Ces observations de l'Univers primitif indiquent l'existence d'une multitude de  galaxies naines jusqu'ici insoupçonnées…

L'étude est publiée le 18 mars 2021 dans la revue Astronomy & Astrophysics. 

Communiqué de presse du CNRS

Les invités
  • Roland BaconAstrophysicien au Centre de Recherche en Astrophysique de Lyon et concepteur de l’instrument MUSE
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