La biodiversité connaît aujourd'hui une érosion massive et rapide. L’artificialisation des sols, parce qu’elle détruit les habitats naturels et les continuités écologiques, en est une des principales causes. Il est nécessaire de freiner ce phénomène et de renaturer les terres artificialisées lorsque c’est possible.

Enjeux de l'artificialisation des sols
Enjeux de l'artificialisation des sols © Getty / Huber & Starke

La biodiversité connaît aujourd'hui une érosion massive et rapide. L’artificialisation des sols, parce qu’elle détruit les habitats naturels et les continuités écologiques, en est une des principales causes. 

Qu'est-ce que l'artificialisation des sols, et son impact sur la biodiversité ?  

Le terme d’artificialisation des sols désigne les surfaces retirées de leur état naturel (friche, prairie naturelle, zone humide, etc.) ou de leurs usages forestiers ou agricoles. L’artificialisation des sols se définit comme "tout processus impliquant une perte d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, conduisant à un changement d’usage et de structure des sols". Elle prend en considération les tissus urbains, les zones industrielles et commerciales, les infrastructures de transport et leurs dépendances, les mines et carrières à ciel ouvert, les décharges et chantiers, les espaces verts urbains et les équipements sportifs et de loisirs. L’imperméabilisation des sols (goudronnage, bétonnage pour des bâtiments et des infrastructures de transports…) est le plus fort degré d'artificialisation des sols.

Une artificialisation des sols galopante et des chiffres vertigineux

Entre 2006 et 2015, la France a perdu plus d’un demi-million d’hectare de terres agricoles et espaces naturels (Bilan 2019 de l’ONB), dont la moitié transformée en surfaces goudronnées. Cette superficie est équivalente à environ deux fois la taille du Luxembourg. Aujourd’hui, 9,4 % du territoire métropolitain est artificialisé et le chiffre progresse chaque année. En France, 20 000 hectares d’espaces naturels sont artificialisés chaque année (en moyenne entre 2006 et 2016). L’habitat représente 41,9  % des terres artificialisées, les réseaux routiers 27,8 %, les services et les loisirs 16,2 %....

Une artificialisation des sols qui menace la biodiversité et les territoires

L’artificialisation détruit les habitats naturels et les continuités écologiques nécessaires à la faune sauvage pour circuler, augmente le ruissellement des eaux et donc les risques d’inondation, et empêche la séquestration de CO2. L’étalement urbain et l’artificialisation des sols morcellent les espaces naturels, agricoles et forestiers. Ils contribuent ainsi à la dégradation des écosystèmes et à l’érosion de la biodiversité (disparition d’espèces d’insectes, d'oiseaux, de mammifères), mais aussi au réchauffement climatique (réduction de la capacité d’absorption du CO2 des sols). Ils représentent également des défis économiques et sociaux pour les habitants et les territoires (perte d’attractivité des centre-villes, vacance des logements, fermeture des commerces, éloignement de l’emploi et des services). Enfin, l’artificialisation accentue la vulnérabilité de certains territoires aux risques naturels, notamment en rendant les sols imperméables à la pluie (inondations, feux de forêts).

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