A partir du premier janvier, les navires de commerce devront utiliser un carburant dont la teneur en soufre sera inférieure à 0,5%, soit 7 fois moins que la concentration du fuel lourd brûlé aujourd’hui par les pétroliers, porte-conteneurs ou les paquebots.

Conteneur dans le port du Havre. De nouvelles règles pour les bateaux pollueurs
Conteneur dans le port du Havre. De nouvelles règles pour les bateaux pollueurs © Getty / Martial Colomb

Invité du jour 

Paul Tourret est directeur de l’Institut supérieur d’études maritimes (ISEMAR) de Saint-Nazaire.

Il s’agit de réduire la pollution de l’air par les gaz soufrés rejetés par les navires, notamment près des côtes et dans les ports. Ce seuil a été décidé il y a 8 ans par l’Organisation maritime internationale, qui régule le transport dans les eaux internationales. L’Islande a décidé d’aller plus loin : le 1er janvier, les navires pénétrant dans ses eaux territoriales ne pourront plus utiliser de carburants contenant plus de 0,1% de soufre.

Le transport maritime international est régulé par l’OMI (Organisation Maritime Internationale), qui regroupe les Etats-membres et des représentants du secteur. Comme l’aviation (OACI), le transport maritime est auto-régulé. Ces deux secteurs ne sont pas tenus de respecter les accords de Paris sur le climat.

La flotte mondiale compte environ 60 000 navires de commerce. Elle consomme environ 200 millions de tonnes de fuel lourd et 30 millions de tonnes de gazole par an.

Vos solutions pour la planète

Colin Van Reeth est écologue et salariée du CREA Mont Blanc qui est le Centre de Recherches sur les Écosystèmes d'Altitude/ Observatoire du Mont-Blanc. Crea Mont-Blanc est une structure associative qui réalise des recherches sur les milieux de montagne pour mieux les comprendre et aussi pour diffuser le travail scientifique sur ce milieu. Il est en charge de coordonner les projets scientifiques.

La structure a mis en place Phénoclim un programme scientifique et pédagogique qui invite le public à mesurer l’impact du changement climatique sur la faune et la flore en montagne.  Initié en 2004,  il se base sur deux disciplines scientifiques : la PHENOlogie et la CLIMatologie, pour questionner les rythmes de la nature. 

Invitée découverte 

Marylou Athanase est doctorante en océanographie physique de l’Arctique Central au laboratoire LOCEAN (Labo d’océanographie et du climat : expérimentations et approche numérique) de l’IPSL (Institut Pierre-Simon-Laplace). Elle revient de six semaines d’expédition à bord d’un brise-glace dans le cadre de la plus grande campagne de recherche scientifique jamais réalisée en Arctique : l’expédition MOSAIC.

L’expédition Mosaic est inspirée d’un fait historique et a pour objectif de pallier les manques des faits observationnels en Arctique.

Pour participer  

Réagissez, commentez et posez vos questions sur les réseaux sociaux, la page Facebook de l'émission, #LaTAC et @LaTacfi sur Twitter, et au 01 45 24 7000, nos invités répondent en direct à vos interrogations.   
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Les invités
  • Paul TourretDirecteur de l'Institut supérieur d'études maritimes de Saint-Nazaire (ISEMAR)
  • Marylou AthanaseDoctorante en océanographie physique de l'Arctique Central au laboratoire LOCEAN
Programmation musicale
L'équipe
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