A l'échelle du globe, les déserts occupent une part importante de la surface totale des terres émergées. Climat changeant et pression anthropique favorisent d'autant plus leur expansion. Petit à petit, des initiatives voient le jour pour inverser la tendance. Que connaît-t-on de ces zones hostiles à l'être humain ?

Que faire face à l'expansion du désert ?
Que faire face à l'expansion du désert ? © Getty / Jaco Beukman / EyeEm

La chaleur ne fait pas le désert. On s'en rend vite compte si l'on se rend dans le plus vaste des déserts, situé en Antarctique, là où l'on a enregistré le record de température la plus froide sur Terre : -89,2°C. Tous les déserts ne sont pas chauds donc, mais tous présentent des conditions extrêmes, que l'on parle de température, de vent ou de précipitations. Mais ce sont les déserts dits "chauds" dont la surface ne cesse de progresser, à l'inverse des déserts "froids", qui, eux, perdent du terrain.

Gilles Ramstein est directeur de recherche au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement. Il y modélise les climats de diverses régions du monde à des époques données, un travail qui permet d'en apprendre plus sur la formation et la répartition des déserts.

Le Sahara était autrefois un havre de verdure. C'est ce que laisse entendre les sédiments retrouvés au bord d'anciens lacs et d'anciennes rivières qui jonchaient le désert il y a quelques milliers d'années. Dans ces sédiments, des restes de graines et de pollens permettent de renseigner les formes de vie végétales, et donc le climat qui régnait à un endroit donné pour un instant donné. C'est tout le sens du travail d'Anne-Marie Lézine, palynologue et directrice de recherche au CNRS.

On comprend comment le climat influe sur l'évolution des déserts. Mais force est de constater qu'un nouveau facteur déterminant entre désormais en compte : l'activité humaine. Au Sahel, notamment, éleveurs et agriculteurs ont puisé dans les faibles ressources du sol jusqu'à son épuisement. Aujourd'hui, la culture et l'élevage y sont de plus en plus compliqués. Si des projets locaux de grande échelle, à l'image de la Grande Muraille Verte,  se donnent pour mission d'inverser la tendance, il faudra aussi une prise de conscience plus globale sur nos habitudes consommations et de production, directement responsables de l'appauvrissement de nos sols.

La chronique du Mardi

Alexandre-Reza Kokabi, journaliste à Reporterre, s'intéresse cette semaine aux murs que l'homme dresse à travers le monde. Alignés bout à bout, ils feraient jusqu'à 40.000 km de long ! Une étude récente menée par des chercheurs de l'université de Princeton révèle l'incidence de ces murs sur les migrations liées au réchauffement climatique : les réfugiés ont de plus en plus de mal à trouver refuge. Alors qu'en plus, cette même montre qu'un émigré a tendance à envoyer davantage d'argent à son pays d'origine lorsqu'il est capable de se déplacer librement, jusqu'à 25% en plus ! Une somme qui serait la bienvenue en vue des nombreux chantiers nécessaires dans les zones qui sont en première ligne face au changement climatique ...

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