Un article paru dans Science Advances remet en cause certains modèles sur le début de la tectonique des plaques et permet de mieux comprendre l’évolution des continents au cours du temps.

La formation des continents. Un article paru dans "Sciences Advances" remet en cause certains modèles sur le début de la tectonique des plaques.
La formation des continents. Un article paru dans "Sciences Advances" remet en cause certains modèles sur le début de la tectonique des plaques. © Getty / caracterdesign

Cet article paru dans la revue Science Advances le 22 septembre 2021 est signé par la géochimiste Marion Garçon. 

Son étude est basée sur une compilation de données de la littérature scientifique, de données déjà publiées depuis les années 80 qui correspondent à plus d’une centaine de publications.

Ces données géochimiques proviennent de sédiments formés depuis 3,7 milliards d’années, jusqu'à nos jours.

Dans cette science de l'étude des continents passés, les sédiments permettent de revenir à la composition de ces derniers et à la façon dont ils se sont formés. Ces archives sédimentaires servent à remonter le temps. 

Dans cette étude, Marion Garçon démontre d'une part, que les continents ont toujours été riches en silice (alors que certaines théories ne l'affirmaient pas) et d'autre part, elle démontre que la roche qui constitue les continents se serait formée par épisodes.

C'est alors l'occasion de rappeler ce qu'est un continent en géologie, il s'agit de la partie émergée de la croute continentale. Il y a deux types de croute, la croute continentale (riche en silice) et la croute océanique (pauvre en silice).

La croute continentale est épaisse de 30km, elle est très légère et riche en silice, la croute océanique est une croute plus mince, mais qui est très dense très lourde et formée depuis la tectonique des plaques.

Dans cette formation et cette valse des continents, il est important de rappeler que la tectonique des plaques est une des conditions essentielles à l'habitabilité de la planète Terre. Cette tectonique des plaques permet notamment de faire remonter les minéraux et des substances enfouies, un véritable laboure de la planète Terre !

On en parle avec 

Marion Garçon, géochimiste, chargée de recherche au CNRS et travaille au laboratoire Magma et Volcans de Clermont Ferrand 

Première autrice de la publication publiée le 22 septembre 2021 dans Science Advances.

Manuel Pubellier, directeur de recherche au CNRS, en poste à l’Ecole Normale Supérieure et président de la Commission de la Carte Géologique du Monde.

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Les invités
  • Marion Garçongéochimiste, chargée de recherche au CNRS et travaille au laboratoire Magma et Volcans de Clermont Ferrand
  • Manuel Pubelliergéologue, directeur de recherche au CNRS spécialiste de la tectonique et de la géodynamique au Laboratoire de Géologie de l'Ecole Normale Supérieure
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