Totem amérindien exposé dans le musée McCord à Montréal.
Totem amérindien exposé dans le musée McCord à Montréal. © Anne Cecile Perrin

La Tête au Carré à Québec à l’occasion du 81e Congres de l’Acfas (L’Association francophone pour le savoir)

A l’occasion du 81e Congrès de l’Acfas (L’Association francophone pour le savoir) qui se déroule à Québec du 6 au 10 mai, la Tête au Carré propose une série d’émissions avec un panel de scientifiques qui participent au Congrès et des thématiques scientifiques autour de l’homoparentalité, de la situation des communautés autochtones, de la ville intelligente entre autres.

Placée sous le thème de la recherche à l'internationale et de la transdisciplinarité, cette 81e édition rassemblera des milliers de chercheurs et d’utilisateurs de la recherche provenant d’une quarantaine de pays et représentant tous les milieux de la recherche.

C’est près de 6 000 scientifiques, dont 500 chercheurs étrangers issus d’une quarantaine de pays, qui viennent partager leurs plus récents résultats de recherche sur le campus de l’Université Laval, première Université francophone en Amérique, et dans divers lieux de la Capitale-Nationale lors du plus grand rendez-vous scientifique multidisciplinaire de la Francophonie. Les 205 colloques à l’affiche de cette 81e édition sont l’occasion pour se mettre au parfum des plus récents résultats de recherche et pour faire un tour d’horizon des grandes questions de l’actualité scientifique.

Le grand Nord, gouvernance autochtone et la foret boréale face aux changements climatiques

Avec Thibault Martin Ph.D. Il est professeur de sociologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire à l’Université du Québéc en Outaouais

Il est responsable du colloque : "Les répercussions du redéploiement des activités d'exploitation des ressources naturelles sur la relation des Autochtones au territoire" du mercredi 8 et jeudi 9 mai. Son site Web du professeur et liens vers ses publication. Et le site web du projet de recherche Mémoire combattante

Et avec Thierry Rodon, professeur adjoint au Département de science politique de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord. Il est aussi Chercheur au Centre interuniversitaire d’études et de recherche autochtones (CIÉRA). Il participe à plusieurs colloques au Congres de l’ACFAS :

  • Le mardi 7 mai à 18h30 dans le colloque du Centre d’Etudes nordiques (le CEN) autour de » la recherche nordique et les communautés du Nord. Comment développer une collaboration durable ? »

  • Le mercredi 8 mai à 10h55 dans le colloque sur les répercussions du redéploiement des activités d’exploitation des ressources naturelles sur la relation des Autochtones au territoire.

Et il est responsable du colloque : "Développement minier et communautés inuites et cries : comment rendre le développement minier plus durable dans le nord ? "

Et avec Dominique Arseneault, Il est » écologiste », spécialiste de l’écologie historique principalement en dendrochronolgie au Laboratoire d’Ecologie historique et de dendrochnonologie de l’Université du Québéc à Rimousky et responsable du projet : « Cartographie et implications de gestion, risque de feu dans la taïga québécoise »

Il participe à la conférence du Centre d’études nordiques le mercredi 8 mai à 13h15 « Changements climatiques, risques de feux et conservation des écosystèmes dans leNord Québec »

Le reportage de Pascale Pascariello :

Le grand Chef Konrad Sioui

La communauté des Wendats, qui compte au total 4000 membres, est l’une des plus prospères des communautés autochtones du Québec avec comme principale développement économique le tourisme. Il n’y a pas beaucoup d’autres alternatives économiques pour les autochtones outre l’exploitation de leurs ressources avec les risques pour leur santé et l’environnement que cela représente. A une vingtaine de kilomètres de Québec, Le grand chef Konrad Sioui nous reçoit au sein de sa communauté.

Le projet d’éolienne d’EDF représente un milliard de dollars canadiens et touchera la réserve faunique des Laurentides. Et n’est pas le seul puisque l’entreprise française a, à ce jour, 7 projets éoliens au Canada.

Mouvement Idle No More

Le mouvement est né fin 2012, à l’initiative de 4 femmes autochtones qui ont décidé de lancer l’alerte sur un projet de loi (C-45) menaçant les droits autochtones sur leurs terres et leurs ressources. Il s’agit d’un mouvement d’autochtones et de femmes notamment, soutenues par des non autochtones et des organisations de défense de l’environnement comme Equiterre ou Greenpeace.

Au Québec, le mouvement a été cofondé par Melissa Dupuis Mollen, jeune innue de 34 ans, qui nous fait visiter un autre Montréal, celui d’un passé autochtone mis sous silence.

Ce mouvement a été aussi marqué par la grève de la faim de Theresa Spence, chef de la réserve cri d’Attawapiskat dans le nord de l’Ontario . Elle proteste contre l’exploitation par la compagnie De Beers d’une mine de diamants, alors que la communauté est confrontée à de graves problèmes sociaux.

Ce mouvement est porté par des autochtones qui regrettent aussi que quelques fois les chefs des communautés acceptent de signer des contrats pour des projets industriels qui mettent en périls leur territoire.

Melissa Mollen Dupuis , du mouvement Idle No More et  Doris Farget, chercheuse de l’Université McGill  de Montréal.
Melissa Mollen Dupuis , du mouvement Idle No More et Doris Farget, chercheuse de l’Université McGill de Montréal. © Radio France

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Acfas Pour toute information sur le 51ème Congrès de l'Acfas

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