L’expérimentation animale est une pratique médicalement et éthiquement encadrée indispensable pour les scientifiques mais vivement critiquée par les défenseurs du bien être animal . Les méthodes alternatives seraient elles les nouveaux "outils" qui remplaceraient les modèles animaux ?

L'expérimentation animale en débat
L'expérimentation animale en débat © Getty / Adam Gault

L'expérimentation animale est un sujet sensible : tribunes et carte blanche avec des centaines de signataires relaient la voix des scientifiques qui défendent l'expérimentation  animale,  et pétitions et manifestations expriment la voix de ceux qui sont contre la vivisection. Il existe aussi des méthodes alternatives qui remplaceraient les modèles animaux.

Ils sont  deux groupes qui s'opposent frontalement sur ce sujet sensible

  • les scientifiques pour l’expérimentation animale

Selon eux, l’expérimentation animale a été et est toujours indispensable au développement de nombreux traitements comme les vaccins, les antibiotiques, ou encore les différentes thérapies anticancéreuses qui ont permis d’épargner ou de sauver des centaines de millions de vies humaines et animales. Elle reste de nos jours absolument indispensable à l’amélioration des traitements anticancéreux, à la compréhension de maladies neuropsychiatriques ainsi que des techniques de greffe . 

  • les scientifiques et les associations contre l ‘expérimentation et  la vivisection et pour de méthodes alternatives

Eux défendent le bien être animal, s'opposent à la douleur, critiquent le bien fondé du modèle animal et oeuvrent pour des méthodes alternatives.  Il y a  des progrès scientifiques permis grâce aux méthodes alternatives. Ces nouveaux outils "non animaux" offrent des perspectives pour améliorer la santé sanitaire, la formation des praticiens mais aussi pour comprendre le vivant.  Les méthodes alternatives sont des outils novateurs. 

Le mardi 5 décembre 2017, le Prix de Biologie Alfred Kastler 2017 de la LFDA 2017 a été remis par Louis Schweitzer, président de la LFDA, aux trois membres de l’unité MAP2 de l’INRA de Jouy-en-Josas : Mohammed Moudjou, Dr Vincent Béringue et Jérôme Chapuis  autour du "Développement d’une technique permettant la propagation du prion in vitro dans des cellules nerveuses en culture et son identification par immunofluorescence." Cette méthode facilitera les investigations sur les maladies à prion en recherche fondamentale ou appliquée (décontamination, thérapeutique) et dans le domaine du diagnostic humain, notamment à partir de sang. 

Pour en parler, Mathieu Vidard reçoit :

  • Marc Peschanski, Directeur Scientifique de l’I-STEM, l’Institut des Cellules Souches pour le Traitement et l’Etude des maladies Monogéniques (I-Stem) , 
  • Alain Vanderplasschen, médecin vétérinaire, professeur d’immunologie-vaccinologie à La Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Liège, prix GSK Vaccines (prix attribué en Belgique pour les recherches en immunologie et en vaccinologie) 
  • Philippe Hubert, directeur   du Francopa (plateforme nationale pour le développement des méthodes alternatives en expérimentation animale) et directeur des risques chroniques à l’INERIS
  • Audrey Jougla, présidente de l'association Animal Testing au téléphone
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