Un enfant prématuré dans une couveuse
Un enfant prématuré dans une couveuse © / Yann

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), définit une naissance prématurée lorsqu’elle arrive avant 37 semaines de grossesse. Selon l’OMS, 14,9 millions de naissances sont intervenues avant terme en 2010 dans le monde. Un chiffre qui aurait tendance à augmenter ces dernières années.

Dès la fin du 19e et le début du 20e siècle, la médecine se penche sur le cas des enfants nés avant terme. Avec le perfectionnement des techniques biomédicales, avec la prise en charge avant, pendant et après l’accouchement, la diminution de la mortalité infantile a énormément baissée. Aujourd’hui, 90% des enfants prématurés nés avant 28 semaines arrivent à être sauvés.

Parallèlement à ces avancées médicales, les chercheurs se sont penchés sur le développement des prématurés et en particuliers sur le développement cérébral. Leur but est d'essayer de comprendre comment se développe le corps du nourrisson en dehors de celui de sa mère, mais aussi de trouver des méthodes pour faire face aux séquelles que peuvent avoir ces enfants.

Mais ces progrès techniques soulèvent aussi des questions d’ordres éthiques concernant la viabilité et la survie de l’enfant à tous prix.

Comment ont évolué les techniques de soins de la prématurité ? Comment se développent le système nerveux d’un prématuré ? Quelles méthodes et mesures sont mises en places pour aider les nourrissons et pour faire face aux éventuelles séquelles cérébrales ?

Pour répondre à nos questions, nous recevons Bernard Andrieu , philosophe du corps, professeur en sciences et techniques des activités physiques et sportives à l’Université Paris-Descartes ; et Edouard Gentaz , professeur de psychologie du développement à l’Université de Genève et directeur de recherches au CNRS (LPNC-Grenoble).

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