Suite à la rencontre du président sud-coréen Moon Jae-in et son homologue nord-coréen Kim Jong-un le vendredi 27 avril dernier, une période de détente semble s’ouvrir entre la Corée du Sud et la Corée du Nord et suscite des espoirs de coopérations scientifiques.

Kim Jong Un (Corée du Nord) et Moon Jae-in (Corée du Sud) le 27 avril 2018 à Panmunjom
Kim Jong Un (Corée du Nord) et Moon Jae-in (Corée du Sud) le 27 avril 2018 à Panmunjom © Getty / Pool

Etat des lieux de la Science et  espoirs de coopérations scientifiques entre les deux sœurs ennemies, la Corée du Nord et la Corée du Sud

Dans son discours du 20 avril dernier, Kim Jong-Un a déclaré que son pays commencerait à renforcer son économie par la science et l’éducation. Les scientifiques nord-coréens ont publié plus de 80 articles dans des revues grand public, plus de 4 fois leur production de 2014 selon la base de données Web of Science. Le plus grand collaborateur est la Chine puis l’Allemagne et la Corée du Sud. La Corée du Nord est une puissance nucléaire, et  la société  fortement militarisée. On apprend aux enfants, dès le plus jeune âge, que les sciences servent pour la défense du régime. Les scientifiques experts de l’atome et de la balistique sont considérés  et sont accueillis comme des héros lors de défilés. 

Sa voisine du Sud publie près de 63 000 publications scientifiques loin devant la Corée du Nord. La Corée du Sud est  un pays dynamique, ultra connectée. Elle est la 15eme puissance mondiale. C'est surtout un pays confucéen où l’éducation est une religion et les études le gage de la réussite sociale. Elle  domine les classements mondiaux en matière d'éducation mais produit des élèves pas toujours très heureux : le suicide est devenu la principale cause de mortalité chez les jeunes Coréens de 15 à 24 ans.

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