La question du temps, et de sa mesure, est une question très ancienne, et qui peut donner l’illusion d’être simple. En est-on si sûr ?

Tic tac tic tac tic...
Tic tac tic tac tic... © Getty / Tamara Staples

Il est, pour Aristote, la dimension du successif, l’aspect mesurable du mouvement.

Il devient, pour Galilée, une véritable variable physique : il peut être inclus dans des équations.

Pour Newton, il est absolu, valable en tout point de l’Univers, ne dépendant de rien d’autre que de lui-même.

Puis vient cette révolution qu’est la théorie de la relativité d’Einstein (restreinte puis générale), dont la conséquence la plus notable est peut-être qu’elle remet en cause cet objet particulier.

L’espace et le temps sont désormais indissociables, « l’écoulement du temps » dépend des dimensions spatiales : l’espace dans lequel nous évoluons n’est plus un espace à trois dimensions, mais bien à quatre inséparables. Le temps ne s’égrène plus de manière uniforme partout et pour tous : nous avons, chacun, notre temps propre, fonction de nos trajectoires respectives, et du champ gravitationnel dans lequel nous baignons.

Les conséquences de cette théorie sont considérables. Pourtant, en dehors de quelques cas d’école devenus classiques, la richesse des effets physiques réellement observables du temps relativiste demeure largement ignorée et leur compréhension souffre souvent d’idées fausses.

Pierre Spagnou se penche sur chacun de ces effets et, de la prédiction théorique à la démonstration clairement détaillée, en montre la profonde originalité, et l’irréductible étrangeté.

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