Michel Onfray
Michel Onfray © PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Michel Onfray inscrit la démarche de l'Université Populaire dans la logique de la Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 qui stipule dans son article 27 : « toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent »ainsi que l'article 26« toute personne a droit à l’éducation »

L’université populaire de Caen en 2002 est avant tout une réponse à la situation politique du moment : la présence d’un candidat d’extrême-droite à l’élection présidentielle. Georges Deherme avait créé les universités populaires pour instruire la classe ouvrière, en réalisant le voeu formulé par Condorcet un siècle plus tôt : développer « une instruction qui rende la raison populaire ». Cette ambition suppose qu’on souscrive à deux propositions : l’ignorance enchaîne et le savoir libère.

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En reprenant le flambeau, Michel Onfray s’inscrit en faux contre les dogmatismes étroits, la moralisation, le formatage intellectuel de l’université française. Il revendique l’exploration de ce qu’il appelle les « marges philosophiques de l’historiographie officielle », sans élitisme ni démagogie.

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A la demande toujours croissante de philosophie, d’aucuns répondent par la commercialisation du savoir, d’autres par le bavardage collectif (les « cafés philo ») ou l’infantilisation. A l’extrême opposé, le projet de Caen se fonde sur des valeurs démocratiques et libertaires : il s’agit de rassembler des « amis » (comme Epicure dans son jardin), pour partager et dialoguer avec tous ceux qui ont soif de savoir, dans un but philosophique commun : « se faire libre » (Nietzsche).

  • La revue de presse de la tête au carré

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Logo courrier international © Radio France / Courrier international

Anh Hoà Truong , journaliste à Courrier international, nous présente un papier de la revue américaine Popular Mechanics qui nous emmène… à Hollywood ! Désormais, les cinéastes souhaitent rendre leurs films les plus crédibles possible et pour cela, ils font appel… aux scientifiques !

Et dans un second sujet : Jurassic Parc, c’est dépassé ! Bientôt, ce sera l’heure des robots dinos ! C’est en tout cas ce qu’annonce la revue spécialisée IEEE Spectrum.

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libération © Radio France

Laure Noualhat , journaliste à Libération, nous parlera des Equatoriens qui ont commencé à récupérer un peu (200 millions sur les... 18 milliards!) de l'argent que Chevron Texaco leur doit en raison de leur territoire pollué par les puits du pétrolier.

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