Les dessous de la cacophonie climatique
Les dessous de la cacophonie climatique © / La Ville Brûle

Sylvestre Huet

Journaliste à Libération. Spécialisé dans le domaine de l'information scientifique, il suit le dossier climatique depuis plus de trente ans.Il propose dans son livre "Les dessous de la cacophonie climatique" une antidote aux simplifications abusives qui polluent ce débat décisif pour l'avenir de nos sociétés, mais aussi pour l'évolution de l'environnement naturel dans lequel nous vivons.

« Que faut-il savoir du dossier climatique pour prendre part au débat citoyen sans se faire duper ? Que valent les slogans des uns et des autres ?

Pour faire le tri dans la cacophonie des discours contradictoires où se mêlent arguments économiques et sociaux, résultats scientifiques et convictions idéologiques, il convient de prendre du recul et de dire les choses telles qu'elles sont, même si ça fait mal ! »

Valery Laramée de Tannenberg

Rédacteur en chef du Journal de l’environnement. Journaliste, environnement, énergie, climat. Co-auteur de "Menace sur le vin".

« Le doute n’est plus permis. Le changement climatique a un réel impact sur la vigne, donc sur le vin.

Depuis 30 ans, le vin a gagné un degré d’alcool par décennie. Plus de soleil réjouit le vigneron : il bonifie le vin au nord de la Loire et fait grimper l’alcool dans le Sud. Mais à long terme, c’est une autre histoire. Les cépages vont changer, le système des appellations aussi. Demain sera un autre vin. Là où la vigne aura survécu, là où la vigne renaîtra.

Les enjeux socio-économiques sont énormes et c’est tout un secteur qui doit évoluer. En France, selon les régions, les vignerons ne subissent pas les mêmes contraintes et les réponses sont d’ores et déjà différentes. Ailleurs, si l’Allemagne et l’Angleterre se réjouissent, l’Espagne et la Californie se désespèrent.

Que boirons-nous en 2030 ? Et en 2050 ? Certains cépages résisteront-ils mieux que d’autres ? Les techniques seront-elles capables de s’adapter ? Jusqu’à quelles altitudes – et quelles latitudes – la vigne pourra-t-elle s’acclimater ? Le salut passerait-il par le bio ou la biodynamie ? »

Marie-Odile Monchicourt

Conceptrice et animatrice des LABO ORIGINS. A fait une longue carrière à Radio France, et se consacre aujourd’hui à la mise en spectacle des sciences.

Maia Barouh

Chanteuse et flutiste franco-japonaise. Elle vient casser ce côté intellectuel des Labo. Elle apporte quelque chose de plus ludique et musical aux discours des scientifiques.

L’association ORIGINS est présidée par le physicien Michel Spiro. Elle est née à la suite du grand succès remporté à l’UNESCO en septembre 2013 à l’occasion du projet européen « La nuit des origines ». Le but ? Que tous les habitants de la terre puissent connaitre l’histoire de leurs origines telle qu’elle nous est racontée aujourd’hui par les scientifiques. La science s’accompagne ici de l’art, plastique, vivant, ou numérique, ainsi que de philosophie. « A force de décrire le monde à coup d’équations mathématiques pour expliquer l’infiniment petit et l’infiniment grand, ne sont-ils pas éloignées du monde sensible tel que nous le côtoyons tous les jours ? » Les artistes acceptent alors de jouer le jeu de l’improvisation, et expriment, par le biais de leur discipline, l’univers émotionnel que les sciences suscitent en eux. Le LABO ORIGINS est un nouveau concept de médiation scientifique.

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