Ses activités de recherche portent sur la biologie de la paroi vasculaire. Il a consacré sa carrière à l'athérosclérose, une maladie caractérisée par la formation de plaques au niveau des artères, et l’une des principales causes de troubles cardiovasculaires.

Atherosclerosis, computer artwork.
Atherosclerosis, computer artwork. © Getty / SHUBHANGI GANESHRAO KENE

L’athérosclérose consiste en la formation, dans la paroi des artères, de plaques d’athérome : un dépôt de cholestérol, puis de calcaire et de cellules, qui s’entoure d’une chape fibreuse. 

Ces plaques grossissent dans la paroi, l’épaississant et rétrécissant la lumière de l’artère. Dans la plupart des cas elles restent stables, non symptomatiques. Mais il arrive que la chape fibreuse devienne fragile. Le risque alors est la rupture de plaque, qui, en libérant son contenu dans la circulation, provoque la formation d’un caillot, avec des conséquences dramatiques selon la localisation de l’artère : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou artérite des membres inférieurs.

Alain Tedgui a notamment mis en évidence les  dimensions inflammatoires et immunitaires de la maladie.

Cette pathologie cardiovasculaire qui résulte de l’accumulation de  cholestérol dans les parois artérielles, susceptible de conduire à un infarctus du myocarde, serait-elle une maladie auto-immune ?

Cette découverte ouvre la voie au développement d'une immunothérapie de l'athérosclérose. 

Il vient de recevoir le Grand Prix Inserm 2018 (Institut national de la santé et de la recherche) pour ses travaux sur l’identification du rôle du système immunitaire dans l’athérosclérose.

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