La Tête au Carré propose de réentendre deux dossiers :

-"Faut-il changer d’ère : de l’holocène à l’anthropocène" (1er diffusion le 17 septembre 2012) avec le géologue Patrick De Wever et la climatologue Valérie Masson-Delmott e

Et si nous étions entrés dans un nouvel âge ?

Du 5 au 12 aout 2013 s’est tenu à Brisbane en Australie le 34eme congrès international de géologie pour débattre d’une épineuse question : faut-il rajouter ou non un niveau à l’échelle du temps géologique ? L'Anthropocène y a été l'objet de nombreuses discussions.Est il raisonnable de considérer que l'Holocène est aujourd'hui terminé? Est ce que l'empreinte de l'homme est elle d'ores et déjà assez profonde pour laisser des traces durables sur la planète....comme l'ont fait avant lui certaines forces telluriques ?

La bataille est engagée autour de ce sujet.

avec :

Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherches CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement et Patrick de Wever , géologue, Professeur au Muséum national d'Histoire Naturelle et responsable de l'inventaire national du patrimoine géologique.

et "L’homme peut-il s’adapter à lui-même ? " (1er diffusion 29 novembre 2012 )avec le philosophe

Jean Michel Besnier et Jean François Toussaint, professeur de physiologie à l’université Paris Descartes et directeur de l’IRMES (Institut de recherche biomédicale et d’épidémioogie du sport

L’espèce humaine va-t-elle pouvoir s’adapter aux changements qu’elle a elle-même suscités ? En a-t-elle encore les moyens physiologiques et biologiques ? Est-il encore temps ? Sur quel secteur scientifique, économique ou social allons-nous pouvoir nous appuyer à l’avenir pour nous aider dans une phase où les changements du monde seront multiples ?

Pourquoi l’homme s’est laissé asservir par ses machines ? Pourquoi en sommes-nous devenus des victimes ? Pourquoi avons nous renoncé à ce qui est de plus humain en nous ?

Le monde, l’homme l’a rendu nettement plus vivable pour lui-même en y augmentant son espérance de vie, en facilitant ses accès au garde-manger, à la fontaine municipale, au médecin de famille, à la pompe à essence, au train ou à… ses redoutables e-mails. Ce faisant il a, d’un même geste, multiplié par cent sa facture énergétique comme sa production de carbone et de polluants, pillé les ressources halieutiques, érodé les terres arables, homogénéisé le vivant et, peut-être, mangé son pain blanc. De plus, l’homme est arrivé à déléguer aux machines ses relations et ses rapports au monde

Avec Jean François Toussaint, professeur de physiologie à l’université Paris Descartes et directeur de l’IRMES (Institut de recherche biomédicale et d’épidémioogie du sport)

et Jean Michel Mesnier , professeur de Philosophie à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et chercheur au CREA.

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