Sadness
Sadness © flickr / CC / fraencko

Depuis les années 1970, le nombre de personnes souffrant de dépression a explosé : une véritable épidémie. Comment expliquer un tel phénomène ? Un élément surprenant qui peut permettre de se faire une idée sur cette question : l'arrivée sur le marché de nouvelles familles d'antidépresseurs s'accompagne toujours d'une flambée des diagnostics. Les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiatrie biologique : l'origine de la dépression serait à chercher dans les neurones.Cette hypothèse a mobilisé d'énormes moyens financiers, alors qu'aucun test biologique ne permet de diagnostiquer la dépression. Les industriels testent au hasard les substances et élargissent les définitions des différentes formes de dépression (toujours plus nombreuses) chaque fois qu'ils trouvent un médicament « efficace ». Chacun se voit offrir la possibilité de traduire son mal-être en termes de « dépression » : la cause déclenchante - deuil, problèmes familiaux, harcèlement moral... - serait secondaire. Aussi est-il devenu inutile de s'intéresser à l'histoire personnelle du patient. Les antidépresseurs sont là pour redonner l'énergie qui manque...

Pour en parler, La Tête au carré reçoit l'auteur et éditeur Philippe Pignarre .

Le focus de la revue de presse

En ce moment se tient à Londres, à la Galerie de la Reine de Buckingham Palace, une exposition inédite des planches d'anatomie de Léonard de Vinci, qui était l'objet des pages "Grand Angle" de l'édition du 23 mai de Libération . L'occasion de découvrir que le maître italien était aussi un précurseur de la connaissance de l'anatomie et la physiologie humaines. On en parle par téléphone avec le critique d'art Vincent Noce .

Chronique

Science sans confiance , la nouvelle chronique de Hugo Combe. C'est aujourd'hui une récente publication dans la revue Nature Medicine concernant le traitement du cancer par des techniques de nanomédecine qui a retenu son attention.

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