Jane Goodall dénonce notre "boulimie" occidentale de viande. Elle en énumère les conséquences, comme l’avait déjà fait l’économiste Jeremy Rifkin dans son étude Beyond Beef ("Au-delà du bœuf", Plume Books, 1993, non traduit). Les chiffres qu’ils citent effraient. 1,2 milliard de bœufs, vaches, veaux et moutons destinés à l’abattage vivent sur terre : 100 000 bovins sont abattus par jour aux Etats-Unis, 3 000 000 par an en France. Ce véritable continent d’animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l’accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires. Un tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demi-milliard d’Occidentaux trop gras. Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l’alimentation du bœuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 % du bœuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes de bœuf passent chaque année de l’Amérique latine aux Etats-Unis. Les conséquences ? L’obésité : 6,7 milliards de hamburgers sont vendus aux Etats-Unis chaque année dans les fast-foods. En moyenne, un Américain entre 7 et 13 ans mange 6,2 hamburgers par semaine, presque un par jour. L’eau gaspillée : selon Rifkin, 50 % de l’eau consommée aux Etats-Unis sert à l’élevage. Et le réchauffement planétaire : les déjections et pets des ruminants libèrent chaque année dans l’atmosphère 60 millions de tonnes de méthane, dont la molécule accumule vingt-cinq fois plus de chaleur solaire qu’une molécule de CO2…

JEAN-LUC NOTHIAS et la chronique du FIGARO Site LE FIGARODANIEL FIEVET Troisième épisode de notre feuilleton consacré aux recherches menées aux îles Marquises par l'archéologue Pierre Ottino, chercheur à l'IRD (l'Institut de recherche pour le développement). Dans une vallée de Nuku Hiva, l'île principale des Marquises, il a emmené notre reporter Daniel Fiévet sur un site archéologique qu'il a restauré avec l'aide des habitants de l'île. L'occasion pour l'archéologue d'évoquer l'Histoire du peuple Marquisien ainsi que certains rites pratiqués par les anciens.

invité(s)

JANE GOODALL

Amoureuse de la nature sauvage, passionnée par la vie animale, Jane Goodall s'intéresse très jeune à la protection des espèces vivantes. Louis Leakey décide alors de lui confier des missions d'observation dans les denses forêts tanzaniennes. Silencieuse, persévérante et attentive, Jane applique patiemment et implacablement sa méthode en dépit des critiques de la communauté scientifique, étonnée par une si grande implication sur le terrain. On lui reproche ses pratiques atypiques, qui privilégient le contact, et la familiarité avec laquelle elle décrit ses recherches dans les revues spécialisées. Pourtant, Jane Goodall ne se décourage pas. La création du Centre de Recherche de Gombe Stream pour l'observation des singes, en 1964, précède la Fondation de l'Institut Jane Goodall (1977), le programme "ChimpanZoo" consacré aux chimpanzés vivants en captivité (1984) ou encore le récent programme "TACARE" consacré à la sauvegarde des forêts tanzaniennes### programmation musicale

SERGE GAINSBOURG

CALI

Les beaux jours approchent ### EELS

Novocaïne for soul ### THE DO

At last ### liens

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