Cette semaine, les critiques Nicolas Ungemuth (Le Figaro) et David Caviglioli (L'Obs) débattent de The Climb, une comédie du réalisateur américain Michael Angelo Covino - et livrent leurs coups de cœur musicaux et romanesques.

Une comédie américaine où il est question d'amitié (toxique parfois), de vélo, de famille...

Pour Nicolas Ungemuth (Le Figaro), c'est « une très bonne surprise, et surtout que c’est un premier film, c’était assez impressionnant de maîtrise pour un premier essai ».  « C’est une comédie, mais c'est une comédie un peu dramatique aussi. En termes de style, « ça me fait un peu penser à Wes Anderson, en plus sage, en moins délirant. C’est plutôt un réalisateur très prometteur. »

David Caviglioli (l'Obs), lui, a trouvé le film « très intéressant », « une belle proposition de cinéma assez radicale. Mais le film est découpé en chapitres tournés en plan-séquences », qui sont « un peu inégaux ». 

Ce qui créé « des situations auxquelles on arrête de croire, il y a des mollesses par moments, d'autant qu'il y a quelques fragilités de scénario. Mais il y a quelque chose d’intéressant dans son utilisation des plan-séquences : il arrive à recréer une grammaire de cinéma, avec du suspense et de la surprise. Quand c'est réussi, c'est formidable, mais quand c'est raté... ».

Les coups de cœur des critiques

  • ROMAN - Une République Lumineuse, d'Andrés Barba

"Ça se passe dans une petite ville en Amérique du Sud, à la fois provinciale, conservatrice et interlope, car proche de la jungle ». Un jour, des enfants surgissent de la forêt et terrorisent la population locale... 

« Ce qui est super beau, très fort dans ce livre, c'est qu'à la fois l'argument des enfants qui sortent de la forêt, ça pourrait être du fantastique, et à la fois, il y a ce côté social, politique, assez actuel finalement ». Pour David Caviglioli, c'est « un livre complexe, très nuancé, mais aussi assez simple, assez fort. »

  • ALBUM - Jarvis Cocker, Beyond the Pale

Pour Nicolas Ungemuth, Jarvis Cocker rend « un hommage manifeste à Léonard Cohen et notamment à son dernier album ». Le critique souligne que « Jarvis Cocker faisait plutôt de la musique pop, un peu glam-rock », à travers son groupe Pulp, catalogué dans la brit-pop des années 1990, mais formé en 1984. 

« Là, il a sorti un album dans lequel il se réinvente totalement, il ne s'auto-parodie pas, il ne refait pas ce qui l'a rendu célèbre. C'est assez courageux, et très très intéressant. »

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