A chaque rentrée littéraire, son petit scandale de salon. Cette année, "Vivre ensemble" d'Emilie Frèche se retrouve dans les journaux dans une polémique entremêlant lettres, politique et vie privée... Mais que faut-il en penser sur un plan littéraire ? Nos critiques donnent leur avis.

Émilie Frèche, scénariste et écrivain, à son arrivée à la 22ème cérémonie des Lumières au Théâtre de la Madeleine à Paris, le 30 janvier 2017.
Émilie Frèche, scénariste et écrivain, à son arrivée à la 22ème cérémonie des Lumières au Théâtre de la Madeleine à Paris, le 30 janvier 2017. © AFP / PHILIPPE LOPEZ

C'est l'esclandre de la rentrée littéraire : depuis dix jours, la presse chronique les rebondissements de l'affaire Emilie Frèche. La romancière se voit accusée d'avoir utilisé la vie privée de Séverine Servat de Rugy (la femme du président de l'Assemblée nationale, François de Rugy) et de son fils âgé de douze ans pour la raconter dans son livre. Suite à une négociation entre les parties, l'éditeur Stock a convenu que l'ouvrage paraîtrait comme prévu mais assorti d'un encart.

Que vaut le roman d'un point de vue littéraire ? Jean-Christophe Buisson du "Figaro Magazine" et Grégoire Leménager de "L'Obs" ouvrent le débat.

Quatrième de couverture

« La première fois qu’ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n’a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peutêtre était-ce juste un rire, et, pris d’une rage folle, il s’est mis à hurler qu’il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son frère, puis il a attrapé un couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer – cela faisait une heure à peine qu’il les connaissait. »
Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c’est se disputer un territoire.

Vivre ensemble d'Emilie Frèche (Stock, 288 pages) sera en vente en librairies à partir du 22 août.

Coups de cœur des critiques

  • Le coup de cœur de Grégoire Leménager : l'album "Tell me how you really feel" de Courtney Barnett (PIAS Records)
  • Le coup de cœur de Jean-Christophe Buisson : la sortie au cinéma en version restaurée de "Bad Lieutenant" d'Abel Ferrara, en salle depuis le 15 août
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