Grand Prix au dernier festival de Cannes, la nouvelle réalisation de l'Américain Spike Lee débarque en salles. L'histoire d'un jeune Noir qui cherche à infiltrer le Ku Klux Klan. Payer son ticket d'entrée vaut-il le coup ? François Aubel du "Figaro" et Grégoire Leménager de "L'Obs" ouvrent le débat.

Spike Lee avec son trophée lors d'un photocall après avoir remporté le Grand Prix du film "BlacKkKlansman" pendant la 71ème édition du Festival de Cannes.
Spike Lee avec son trophée lors d'un photocall après avoir remporté le Grand Prix du film "BlacKkKlansman" pendant la 71ème édition du Festival de Cannes. © AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Synopsis du film

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d'en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le "Grand Wizard" du Klan, David Duke, enchanté par l'engagement de Ron en faveur d'une Amérique blanche. Tandis que l'enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu'une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d'aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

Coup de cœur des critiques

Le coup de cœur de François Aubel : "La Loi de la mer" de Davide Enia chez Albin Michel, à paraître le 5 septembre 2018.

Le coup de cœur de Grégoire Leménager : "A son image" de Jérôme Ferrarichez Actes Sud, disponible en librairie

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.