Le Musée d'Orsay propose une exposition détaillant le parcours admirable du peintre Berthe Morisot, figure de l’impressionnisme. Ses œuvres avant-gardistes peuvent être contemplées dans le cadre de l'exposition jusqu'au 22 septembre 2019.

Berthe Morisot au bouquet de violettes, 1872. La femme peintre Berthe Morisot (1841-1895) était la belle-seur de Manet - qui a fait ici son portrait
Berthe Morisot au bouquet de violettes, 1872. La femme peintre Berthe Morisot (1841-1895) était la belle-seur de Manet - qui a fait ici son portrait © Getty / Imagno

Son certificat de décès la décrète "sans profession". Cette peintre française, issue de la bourgeoisie conventionnelle, est à l'origine de plus de 400 toiles

Elle n'a pas la notoriété de Monet, Renoir ou encore Degas. Pourtant, c'est en véritable précurseur de l’impressionnisme qu'elle fonde avec eux ce mouvement en 1874.

Aujourd'hui, le musée d'Orsay lui rend hommage. Il conte son histoire à travers une exposition ouverte du 18 juin au 22 septembre 2019.

De Manet à Manet

Son histoire commence par les leçons d'aquarelle conventionnelles. Toutes les jeunes filles issues de la bourgeoisie se doivent d'en recevoir. La peinture l'obsède, la poussant à commencer son existence publique de peintre.

Elle rencontre Edouard Manet dont elle devient le modèle pour pas moins de 14 portraits. Ils nouent une relation ambigüe de fascination et d'influences. Cependant elle épouse Eugène Manet, son frère. Il l’appuie dans sa carrière d'artiste.

Celle qui les "valait" tous

Elle fonde l’impressionnisme avec Monet, Degas, Renoir Sisley et Pissarro. Ils se font appeler "les indépendants". Elle reste le seul nom de femme parmi tous ces peintres.

Elle protège son indépendance coûte que coûte, envers et contre les usages et les normes de son milieu. Elle peint les femmes au travail. Au sortir de l'exposition reste cette citation de l'artiste datant de 1890, soit 5 ans avant son décès prématurée :

Je ne crois pas qu’il y ait jamais eu un homme traitant une femme d’égale à égal, et c’est tout ce que j’aurais demandé. Car je sais que je les vaux.

L'atelier de Berthe Morisot (1841-1895) à Paris, 1892
L'atelier de Berthe Morisot (1841-1895) à Paris, 1892 © Getty / Apic

Les coups de cœur de nos critiques :

  • François Aubel du Figaro a lu "L'amour est aveugle" de William Boyd aux éditions Seuil. Dans son 15e roman, l'auteur retrace parcours géographique et romantique d'un accordeur de pianos écossais nommé Brodie, à la fin du XIX e siècle.
  • Bernard Géniès de l'Obs a écouté « Anima », le nouvel album de Thom Yorke. Le chanteur de Radiohead dévoile son univers avec un album et un court métrage de quinze minutes. Ce dernier, disponible sur Netflix, est réalisé par Paul Thomas Anderson.
Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.